‹ Morceaux choisis des grands écrivains français du XIVe siècleChapitre 217 sur 231 · Lalanne, Dtc^ de Vhist. de France · texte numérisé non relu

Lalanne, Dtc^ de Vhist. de France

GOMMENTÀIRB. 265

y Page 96, t. lî. Chiflé, sifflé.

^ — V. 18. Uaerohe, grammairien du cinquième siècle.

— Y. 21. Son jugemenJtyït jugement du pédant.

— ▼.24. Quia, se trouver à court d'arguments.

— V. 25. Fauteur d*hérésie.

Page 97, v. 13. Confondre, donner à un fige les goûts de l'autre.

— V. 19. Vdge en avant, à mesure qu'il croît en âge.

— V. 25. Conseiller, ne prenant conseil que de ses caprices.

— V. 31. Repentir. (Il ne fait rien) dont il pourrait avoir à se repentir, se garde de tout mauvais pas.

Page 98, v. 5. Rapin (1540-1608) fut Tun des auteurs de la Satire Ménippée, Il a laissé cinq volumes de poésies tant latines que françaises. Dans cette satire, Régnier défend son oncle Desportes et Técole de Ronsard (voy. ci-dessus, p. 262) contre les attaques de Malherbe.

— V. 7. lion chanté, original.

— V. 13. Me satisfaire, pour satisfaire le désir.

— V. 17. Et que cette mémoire..,, afin qu'on se rappelle à jamais que.

— V. 21. Ces rêveurs, Malherbe.

— V. 36. Saint-Jean, le marché Saint-Jean. Allusion à la réponse si connue de Malherbe : « Quand on lui demandait son avis, dit Racan {Vie de Malherbe) j sur quelque mot français, il renvoyait d'ordinaire aux crocheteurs du port au Foin, disant que c'était là les maîtres pour le langage. >

— V. 37. Je le veux: Soit! j'admets leur opinion, à la condition que....

Page 99, v. 10. Cheval volant, Pégase.

— V. 12. Mouche du Grec, les abeilles qui déposèrent leur miel, selon la légende, sur les lèvres de Pindare.

— V. 37. Art, artifice.

— V. 42. Point coupé, collerette de dentelle.

Page 100, V. 3. Où (sont) ces divins esprits,,,. Qu'ils sont bin de ces divins, etc.... •

— V. 9. Le Palais (de Justice) qui était, au temps de Régnier, le quartier des marchandes i la toilette.

— V. 13. Mercure, le dieu du mensonge.

— V. 21. A mordre si cuisante, nous disons encore une cuisante morsure.

— V. 24. David. Allusion à la traduction des psaumes qu'avait composée Desportes.

— • ▼• 27. Avis comme, du même avis que....

— Y. 34. Défaudra, la vie leur manquera, leur fera défaut avant qu'ils mîanquent de sujets de poème....

Page 100, V. 36. Comprendf contient.

— V. 38. De valeur, par le courage.

— V. 40. Aux vieux (poètes de l'antiquité).

Page 101, ▼. 2. A manque (manque de).

— y. 7. Luisant. Le soleil brille plus ou moins, suivant les yeux de chacun.

— V. 9. Je sais que J'ai le cerveau frappé.

— V. 39. Sans goût, sans passion.

Page 102, V. 15. Mettre à chef, mener à bonne fin.

— V. 16. Que, il pense que....

Page 103, V. 29. Ascendant, obéissant à ma verve.

Page 104, V. 37. Royaumont, de Tordre de Citeaux (près Beauvais)^ fondée en 1230 par saint Louis.

Page 105, V. 3. Comme, et combien..,.

Page 106, V. 15. C.-à.-d. et si peu qu'il me soit resté d'esprit, c'esi assez pour que je souffre.

Page 107, V. 1. Otl toi, au contraire, toi....

— V. 31 . Où Vhomme, au contraire, l'homme..... Page 108, V. 7. Propre, bien propre.

Page 109, V. 15. Fils de la boule blanche, nés sous une heureuse étoile.

Page 113, l. 1. Calvin (Jean Cauvin, dit), Calvinus, célèbre réformateur, le chef de la seconde branche du protestantisme à laquelle il a donné son nom, né à Noyon (Oise) le 10 juillet 1509, mort à Genève le 27 mai 1564. !1 était fils de Gérard Cauvin, notaire apostolique, procureur fiscal du comté de Noyon, scribe en cour d'église et promoteur du chapitre. Pourvu d'un bénéfice à douze ans, curé de Marteville (1525), puis de Pont-Lévêque (1527), il acheva ses études à Paris, et suivit les cours de droit à Orléans et à Bourges. En 1532, il publia un commentaire sur le traité de la Clémence de Sénèque, et l'année suivante, compromis pour ses opinions luthériennes, fut obligé de quitter Paris. Il trouva un asile à la cour de Marguerite d'An^^oulême, à Nérac, et, après un nouveau séjour à Paris, quitta la France (1534). Il s. rendit à Bàle,*oîi il publia (1535 ou 1536) la Cnrwmnœ religionis in titutio, première ébauche du célèbre traité quMI traduisit lui-même en français (1541) sous le titre d'Institution chréiienne, et qui ne reçut sa forme définitive qu'en 1558 Ce livre est un des chefsd'œuvre de notre langue au seizième siècle. Chassé d'Aosie, où il avait voulu prêcher (1535 ou 1536), il arriva à Genève (1536) quelques mois après que la réforme y eut été adoptée par le conseil général. Là, cédant aux instantes prières de Farel, il accepta la place de ministre et de professeur de théologie. Tous deux rédigèrent un formulaire de profession de foi et un plan de discipline ecclésiastique

que le peuple approuva dans une assemblée générale (29 juillet 1537); mais, quand ils voulurent s'occtrper aussi de réformer les mœurs, ils soulevèrent un mécontentement général, et, ayant refusé de célébrer la cène suivant une forme prescrite par le conseil, ils furent banuis le 26 mai 1538. Calvin, retiré à Strasbourg, y devint professeur de théologie et pasteur de l'Église française. Rappelé à Genève dès 1540, il ne se décida à y rentrer qu'en septembre 1542, et, de ce moment, il y exerça une influence toute-puissante, qui, à partir de 1546, se changea en domination presque absolue, et dans le gouvernement et l'organisation de l'Église qui lui était confiée, il déploya une fermeté, une énergie et une activité sans bornes. Deux de ses adversaires payèrent de leur vie l'opposition qu'ils firent à ses doctrines : le célèbre Servet, qui périt sur le bûcher le 27 octobre 1546, et Jacques Gruet, qui eut la tête tranchée le 26 juillet 1547. - — Les œuvres de Calvin ont été plusieurs fois réimprimées. On conserve à la biblio« thèque de Genève 2025 sermons manuscrits de Calvin'.

Page 113, 1. 2. Sinon que.,., à moins qu'elle ne vienne à....

Page 118, 1. 1. Rabelais (François), né à Ghinon vers 1495, mort à Paris vers 1553. Son père était aubergiste ou apothicaire. Il commença ses études à l'abbaye de Seully, où il trouva, dit-on, le type de frère Jean des Entommeures, les continua au couvent de la Baumette, près d'Angers, les acheva à l'université de cette ville, où il eut pour condisciples les frères Du Bellay (voy. p. 257), puis entra comme novice aux Franciscains de Fontenay-le-Comte,et y reçut la prêtrise vers 1519. Mal vu de ces moines mendiants parce qu'il se livrait à l'étude du grec, il leur joua, pour se venger, dit la légende, quelques tours qui le firent enfermer, et il ne fut délivré que par Tintervention d'André Tiraqueau, lieutenant général de la sénéchaussée. Autorisé par induit du pape à passer dans Tordre de Saint-Benoit, il vécut quelque temps à Tabbaye de Maillezais et s'attacha à l'évêque de cette ville, Geoffroy d'Estissac, qui l'emmena à son château de Ligugé. C'est là qu'il se trouva en relations avec Jean Bouchet, Marot, Bonaventure Despériers et Calvin. Signalé bientôt comme hérétique, il se retira auprès des frères Du Bellay, qu'il servit en qualité de chapelain, de secrétaire, et plus tard de médecin. Cette puissante famille lui donna la cure de Souday, village perdu au fond du Perche, où il se livra à une étude profonde de la botanique. Son goût pour la médecine et les tracasseries qu'il essuyait l'arrachèrent à cette retraite, et vers 1530, il se rendit à Montpellier, où l'on conserve sur les registres de la Faculté sa première inscription datée du 16 septembre 1530. Il y fut reçu bachelier par

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