Lalanne, Diet, de Vhist. de France
le 13 mars 1573. Son père, Jean, médecin du connétable de Bourbon^ ayant suivi le parti de celui-ci, Michel fut emprisonné quelque temps {ïb'2'l ou 15*23), puis il passa en Italie où il continua ses études de droit et fut auditeur de rote à Rome. Rentré en France au bout de plusieurs années, il devint, par son mariage avec laf!lle du lieaieuant criminel Morin, conseiller au parlement de Paris (1537), et fut envoyé ', en mission auprès du concile général qui avait quitté Trente pour ' Bologne (1547-1548). Nommé par Marguerite, fille de François 1", président de son conseil, puis chancelier de Berry, il devint ensuite maître des requêtes (1553), surintendant des finances et premier président de la chambre des comptes (1554), et enfin chancelier de France (mars lo60). Les temps étaient difficiles; aux disputes théologiques succédèrent bientôt les guerres de religion, et THospital essaya de prêcher aux uns la tolérance, aux autres la soumission. Ses eflbrts ne furent pas tous mutiles, et il déploya une grande fermeté pour faire exécuter les divers édits de pacification rendus en faveur des réformés, auxquels du reste appartenait une partie de sa famille et, entre autres, sa femme qui ne retourna au catholicisme qu'en 1585. Le chancelier, que d*Âubigné accuse à tort d'ayoir pris quelque ' mrt à la conjuration d'Âmboise, refusa de signer Tarrêt qui condao* \b'*X à mort le prince de Condé que sauva la mort de François II {\bf^} Ce fut en grande partie à lui que Ton dut la réunion des notables à Fontainebleau, des états généraux à Orléans (1560) et à Saint-Gern ain (1561), le colloque de Poissy, et la publication de nombreuses ordonnances qui opérèrent d*utiles réformes, et parmi lesquelles il faut distinguer Yédit des geeondes noces, l'ordonnance dite d^Orl^ans et plus tard (1566) celle de Moulins, la plus importante de toutes. La haine que lui portaient les Guise et les catholiques le décida à quitter la cour en 1568. Les sceaux lui furent alors enlevés, mais ce ne fut que le t" février 1573 qu'on le força de donner sa démission de chancelier dont il conserva les honneurs et les appointements jusqu'à sa mort, qui arriva six semaines après. — Les œuvres complètes de THospital ont été publiées par Dufey (de l'Yonne), 1824, 5 voL in-8-«.
— Page 153, 1. 9. Pourveoir à leurs aUerUes et la nécessité estre, ils ont jugé la nécessité être.
Page 154, 1. 22. Sa volonté^ la volonté de la loi.
Page 155, 1. 4. Dégénère, qui veulent qu'ils dégénèrent.
Page 156, L 1. Amyot (Jacques), né à Melun le 30 octobre 1513, mort à Âuxerre le 6 février 1593. Il vint étudier à Paris et passa sa première jeunesse dans une extrême pauvreté. Devenu maître es arts, il se rendit à Bourges pour étudier le droit civil. U y gagna la pro-