‹ Morceaux choisis des grands écrivains français du XIVe siècleChapitre 228 sur 231 · Lalanne, Dict. de Vhist. de France · texte numérisé non relu

Lalanne, Dict. de Vhist. de France

Page 324, 1. 23. te temps, allusion aux perpétudles guerres civiles du seizième siècle.

Page 227, 1. 1. Charron (Pierre), moraliste et théologien, né à Paris en 1541, y mourut le 16 novembre 1603. Après avoir exercé la profession d^avocat, il embrassa l'état ecclésiastique et fit avec suc^ ces plusieurs missions dans la Gascogne et le Languedoc. A Bordeaux il se lia de la plus vive amitié avec Montaigne qui mourut entre ses bras.— Les Trois vérités j 1593, in-8*, souvent réimprimé. Le but de ce ' livre est de démontrer contre les athées qu'il y a une religion, contre les idolâtres et les juifs que la meilleure religion est la religion chrétienne, et enfin contre les protestants la supériorité du catholicisme. Discours chrétiens de ta divinité, création, etc., 1600 et 1601 , in-8*; de la Sagesse, trois livres 1595, in-8"*, ouvrage purement philosophique et qui attira de violentes attaques à son auteur, eprès la mort duquel on fit paraître des éditions falsifiées et tronquées *.

— 1. 2. Entretiens privés, quand nous nous entretenons intérieure* ment, avec nous-méme.

— 1. 4. Sentons point, sans nous en apercevoir.

— 1. 4. Y entrons, dans ces pensées inutiles.

— 1. 11. Car de chose, car il se repatt de choses qui.... Page 228, 1. 45. Coêjjé, coifi'é de quelqu'un, épris de.... Page 229, 1. 13. Tienne mine, garde un air.

— 1. 45. Le subit, la soudaineté.

Page 231,1. 1. Mornay (Philippe de), seigneur du Plessis'-Marly, l'un des personnages les plus illustres du parti protestant, surnommé le pape des huguenots, né à Buhy (Seine-et-Oise) le 5 novembre 1549. Il embrassa de bonne heure le calvinisme, voyagea en Italie et en Allemagne (1565-1572), échappa à grand' peine à la Saint- Barthélémy, passa en Angleterre, et à son retour s'attacha au roi de Navarre, qui le chargea constamment des missions les plus importantes en France et à l'étranger, et dont il défendit la cause dans plusieurs écrits. Il contribua (1589) à sa réconciliation avec Henri III et remplit avec succès une ambassade près de la reine Elisabeth. La publication du Traité de l'Institution de VË^charistie (1598) qui contenait près de cinq mille citations, dont un certain nombre étaient inexactes, amena la célèbre conférence de Fontainebleau (4 mai 1600) où le parti protestant subit un échec notable. Mornay en publia une relation qui lui fit retirer la surintendance des mines et supprimer ses pensions. Après la mort du roi, il usa de toute son influence pour retenir ses coreligionnaires dans l'obéissance à la régente (qui lui rendit ses pen-

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SdO GOMMENTAIRB.

êicm); mais il vit ms eonieilA mépiisés fMtr l'asBembléo de la Rochelle, lors de l*inxuiTection de 1620. Privé alors du gouvernement de Saumur, qu*il possédait depuis 1580, il se retira dans son chftteau de la Porét-sur-Sèvre (Deux-Sèvres), où il mourut le 11 novembre 1623: Traité de fÉçtite, 151^; Traité de ta vérité de la religion chrétienne, 1581; Adii>ertigtement sur la réception et publication du concile de JTrentCy 1 583 ; iHicoun du droit fMrétendu pour ceum de la maison de Guise à la couronne de Pranee, 1583; Déclaration du roi de N(H>arre sur les calomnies publiées contre lui^ 1585 ; Lettre d'un gentilhomme catholique françoiSy 1586; Fidelle eseposition sur la déclaration du duc de Mayèncy 1588; Déclaration du roi de Navarre au passage de la Loire, 1589; D» Pinstitution du sainet soeremmii de VEucharistie en l'Église ancienne, 1598, ouvrage qui fut suivi de plusieurs écrits apologétiques : Discours véritable de la conférence tenue à Fontainebleau, 1600 ; Discours et Méditations chrestiennes, 1619-1624 ; le Mystère d'iniquité, 1611 ; Testament, codicile et dernières heures de Ph, de Jfomay,l624; Mémoires (correspondance, etc.), 1624-K52,4yol.iii-4*, réimprimés avec des additions, 1824-1825, 12 vol. in-8*>. Page 231, 1. T. Les consciences plus (vénales) que les offices.

— 1. 21. J^n son sein, les bras croisés.

— 1. 22. Pour l'y jeter à part, pour se sauver de son côté.

Page 232, 1. 9. Monte rien, 11 n'y a pas d'analogie entre la durée d'une vie humaine et celle d'une nation.

— 1. 19. Paisibles (possesseurs).

— l. 43. Même, quand bien même une autre l'aurait. Page 233, 1. 6. Or sont-cCy or ce sont là....

— 1. 21. Domestiques, ici, les serviteurs du prince; — Estrangers, ceux qui ne font pas partie de l'entourage du souverain.

Page 234, 1. 6. JEgre partus, enfanté avec peine.

— 1. 7. Limur, seconde femme de Jean d'Aubigné. Page 235, 1. 24. Coudret, le Goudray (Loiret).

Page 239, 1. 1. Satire Ménippée, pamphlet politique en prose et en vers, destiné à ridiculiser Mayenne et la Ligue. Elle eut pour auteur principal Pierre Leroy, chanoine de Rouen, assisté de Nicolas Rapin, Piihou, Passerai, Gilles Durant, et de quelques autres. Après avoir couru manuscrite, la Ménippée fut imprimée en 1594, avec la date de 1593.

— 1. 3. Desbourber, desbourbonner. Jeu de mots sur Bourbon. Henri 4e Bourbon (Henri IV} était l'objet des sarcasmes des ligueurs.

— 1. 6. Catholieon, terme de pharmacie, électuaire purgeant toutes

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