‹ Morceaux choisis des grands écrivains français du XIVe siècleChapitre 26 sur 231 · XXXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXII INTRODUCTION

§ 48. Il remplace fréquemment le sujet du verbe, que ce sujet soit un pronom démonstratif comme dans :

Ces fleurs épanies ;

Qui ne les eust à ce vespre cueillies^ Gheutes à terre elles fussent demain.

Ou que le sujet soit un pronom personnel, comme dans cet exemple de d'Aubigné où qui est pour moi qui:

Gomment pourrai-je faire une paix avec toi.

Qui Lfi puis seulement faire trêve aux offenses ?

AuB. 89.

§ 49. Qui est souvent élidé devant une voyelle :

Et qui voulez-vous, gouverneurs et capitaines, qu'ose dire qu'il a peur^ vous voyans résolus en ceste sorte.

MONTL. 149.

§ 50. On trouve qus à la place de qui : « Les advocas que sont ici. » (Rabelais.)

Il n'y avoit spectateur de si bon cœur, que ne pallist et ne pleurast d'une si triste pompe funèbre.

Brant. 197.

§ 51. De même que qui est employé pour ce qui^ que Test pour ce que :

Les bourgeois leur demandoient que c'estoit.

Cayet, 178.

Cet emploi de que a laissé quelques traces dans les écrivains du dix-septième siècle :

Le roi ne sait que c'est d'honorer à demi.

Corneille, Horace ^ Vf y 1

et Racine dans les Plaideurs (H, 7) :

Je ne sais ^'est devenu son fils.

Enfin, que remplace dcuns lequel^ où, dans un certain nombre de cas :

Qui voudroit dire que la langue grecque et la romaine eussent tou*

Page 1