GRAMMAIRE DE LA LANGUE DU XVP SIÈCLE. XXXIII
jours esté en rezcellence qu'on les a veues du temps d'Homère et de Demosthene, de Virgile et de Ciceron.
Bell AT, 180.
§ 52. L'usage de quoi est aujourd'hui beaucoup plus restreint c[u'il ne Tétait au seizième siècle : notre ancienne langue employait qiioi à la place de cela^ — et elle disait de même pourquoi pour à cause de cela^ pour ceUiy c'est pourquoi:
Quoy voyant Themistocles, estant fort marri que les Orecs g'escartassent ainsi les uns des autres. -
Amtot, 159.
Beaucoup de parties égarées par le long cours des siècles ne se peuvent trouver d*aulcun. Par quoy venant à réédifier ceste fabrique, vous serez bien loin de luy restituer sa première grandeur.
Bellay, 183.
§ 53. De même l'ancienne langue employait de qu>oi pour dont :
Le renard, de quoy se servent les habitants de la Thrace.
Mont. 218.
En l'amitié de quoy je parle, elles se meslent et confondent l'une etl'aultre.
Mont. 214.
A la mode de quoy nous sommes instruicts, il n'est pas merveille, si ny les.escoliers, ny les maistres n'en deviennent pas plus habiles.
Mont. 209.
§ 54. On le trouve même au sens de parce que (littéral, de ce que) :
Trajan estoit censuré par ses confidents, de quoi il rendoit, à leur a(4is, la majesté impériale trop accostable.
St François de Sales, 247.
§ 55. Dont est employé tantôt pour ce dont^ tantôt pour à cause de quoi :
Voilà, mon cher Morel {dont je rougis de honte), Tout le bien qu'en trois ans à Rome j'ay appris.
Bellat, 50.
le comte d'Âremberg avoit esté tué à une deffaicte par le comto
ËCBIVAINS DU VI* lÈCLB. ù