LU INTRODUCTION
Tout mon art je recordois A cet enfant pour Vapprendre,
Conseiller quelqu'un de :
Monsieur de Guyse respondit fort froidement à la royne qu'il n*estoit point cause de Tesmotion du peuple^ et que ses amys ne le conseUleroient pour le présent d'aller au Louvre.
Cayet, 179.
Messieurs du conseil remonstrèrent lors au roy quelques exemples de la furie des peuples, lesquelles il vaut mieux esviter qu'attendre : le conseillant de se retirer à Paris.
Cayet, 179.
Entrer un lieu :
Eux considéroient Testât du ciel, et quels signes entroU le soleil, aussi la lune.
Rab. 119.
Se dépouiller quelque chose :
Le comte d'Egmont se despoûilla son manteau et sa Juppé, et se remit à genoux.
Brant. 199.
Jouir quelqpie chose :
Cettuy vostre estre que vous jouyssez, est également party à la mort et à la vie.
Mont. 207.
Ce soleil, cette lune, ces estoiles, cette disposition, c'est celle mesme que vos ayeuls ont jouye.
Mont. 207.
Ressembler quelqu'un :
Nous temUons proprement celuy qui ayant besoin de feu, en iroit quérir chez son voisin.
Mont. 209.
Surmvre quelqu'un :
Misérable Estât et misérable roy, que ses propres, ou citoyens ou subjects, au lieu de mourir pour lui, veuUent survivre.
MOBNAY, 231.
GRAMMAIRE DE LA LANGUE DU XVI» SIÈCLE. LUI User une grâce :
Sa Majesté courtoisement de bénignité leur uteroit telle grâce puisqu'ils estoient innocents des fautes de leurs pères.
Brant. 198.
Section IV. Syntaxe du Verbe.
S 90. Un grand nombre de verbes n'avaient point, au seizième siècle, le même régime qu'aujourd'hui : on disait forcé de famine pour forcé pa/r la famine ; — invoquer Dieu à prières (pour a/vec) ; — exhorter quelqu'un de penser, etc.... — Voici la liste des cas où l'emploi des prépositions s'écarte de l'usage moderne :
il mis pour avec :
On avoit invoqué à prières publiques l'aide des iSacides avant la bataille.
Amtot, 161.
Xerces le reeeut à grande joye.
Amtot, 159.
Alors je les priai de ne me voir plus et te retirer tous à lai,
MONTL. I4i.
Fermans le poing^^ complottans, se touchant à la main.
Aub. 236.
§ 91. -4 est également employé pour da/ns:
Ceux qui avoient quelque asseurance de leurs esprits escrifoaiêni au vulgaire de la cour de leurs maistres.
Pasq. 184.
Ne soyex jamais tant soubdain à vos entreprinses. ^ Rab. m.
§ 92. ^ remplace de dans :
Euz-mesmes braquoient et pointoient, encore qu'ils eussent d'au.. bons canonniers que j'en veii à ma vie,
MONTL. 140.