GRAMMAIRE DE LA LANGUE DU XVI* SIÈCLE LIX
§ 117. Après Tadverbe ow, le verbe est fréquemment supprimé pour la rapidité du discours :
Où ces diyins esprits, hautains et relevés.
Qui des eaux d*Hélicoii ont les sens abreuvés.
RâGN. 100.
débile raison ! où est ores ta bride?
Où ce flambeau qui sert aux personnes de guide ?
• RÉGN. 102.
Section V. Syntaxe du sujet.
§ 118. La suppression du sujet, qui est fréquente au seizième siècle, s'exerce indifféremment sur toutes les personnes des deux nombres :
!• Suppression de je;
Et moy, chétif, qui ne suis roy, ne rien,
L'ay esprouvé Marot, 13.
Si vous diray comment je fuz surpris, Et me desplaist qu'il faut que je le dye.
Marot, II
2« De tu :
Secouru m'as fort lionneusement, Or secouru seras rateusement
Marot, 10.
3° De il:
luy semble bien qu'il est quelque grand orateur en françois.
Rab. 128.
Panurge les preschoyt éloquentement, comme si feus$ ung petit frère Olivier Maillard.
Rab. 127.
Pour donc mieulz son œuvre commencer, supplia jmg sçavant médecin de celuy temps à ce qu'il considérast si possible estait remettre Gargantua en meilleure voie.
Rab. 118.
4* De elle :
La pauvre beste, aux signes que je voi, Dit qu'à grand' peine ira jusqu'à Narbonne.
Marot, 8