ORTHOGRAPHE, PRONONCIATION, ETC. LXXXV
(Desp., 85), cheute (Desp., 85), conceu (Bèze, 136), conceurent (Amyot, 160), creu (Calv., 115), creut (Bellay, 51), egratigneure (Mont., 205), esleut (Amyot, 164), esmeu (Bèze, 134), feus (Rah., :27), fausse (Mont., 216), feust (Mont, 215), foureures (Montl., 151), impostevre (Hosp., 154), incogneu (Calv., 113), incongneu (Rab., 123), /éu(Pasq., 187), peu (Marot, II) y peurent (Ainyot, 164), peust (Brant., 199), peut (Amyot, 174), piqu^ure (Mont., 206), pieu (Bons., 29), pleust (Bèze, 136), plieure (Mont., 204), pourveu (R.à., 129), pourveues (Gring., 3), pourveu que (Mont., 204), receues (Rab., 123), recewren^ (Amyot, 157), receus (Gayet, 179), receut (Mont., 205), recreus (Boét., 190), (repeu (Mont., 207), résideu (Mornay, 23^, rompeu (Mornay, 232), sceu (Bèze, 138), sceus (Marot, 12), sceusse (Bellay, 50), seur (Rons., 45), seure (Marot, 15), sevrement (Henr., 244), seureté (Aub., 89), seitrs (Mont., 218), teneu (Moraay, 233), veu (Bellay, 54), veue (Charr., 228), veuë (Serres, 224), veus (Mont., 215), vouleu (Mont., 221).
lE
S 155. le correspond à notre e moderne dans brief (Amyot, lb9)y brieve (Bèze, 137), cAieremen^ (Rab., 125), estrangieres (Mont., 214), legier (Belleau, 58), legiere (Mont., 214), orangiers (Rab., 125), soit qu'il provienne, comme dans brief (brevis), du changement habituel de è latin en ie (comme dans pêdem pted, lêporem lièvre, férus fier), soit qu'il résulte, comme dans orcmgieVy du changement de e en français en ie après ch^ g et quelques autres consonnes, changement qpe notre ancienne langue pratiquait régulièrement (vachtcr, porchier, dangter, etc.).
§ 156. Je,, qui est pour nous disyllabique lorsqu'il est précédé de deux consonnes dont la seconde est un /(san-