ORTHOGRAPHE, PRONONCIATION, ETC. XCJII
§ 173. Sur la sonorité de r final dans les infinitifs en e/', voy. S 71.
S 174. Z), qui disparait à l'origine devant une consonne, avenir (arfvenire), avertir (ac^vertere), aval (a(ivallem), etc., fut rétabli vers le quinzième siècle dans : ac(/ oume (Calv., 115),advancier|(Galv., 117), advarUure (Dcsp., 85), advenente (Rab., 126), advenir (Brant., 198), adventvre (Rab., 131), adventuriers (Rab., 122), adverti (Marot, 13), adverty (Gayet, 177), advis (Calv., 113), advise (Régn., 109), adviser (Boét., 193), advocas (Calv., 116), desad voue (Boét., 190).
Cette orthographe disparut à la fin du dix-septième siècle, mais elle a persisté dans le mot advenir,
§ 175. Z), à la fin des mots, disparaît en français : nu (nudus), degré (de-gradus), cru (crudus), et de même en vieux françaispié (pedem); plus tard, pour rappeler le d latin, on écrivit crwrf, nvd^pied^ mais ce c? n'était qu'une lettre muette. Le seizième siècle écrivit tantôt avec l'orthographe latine crud (Mén., 241), tantôt avec l'orthographe française neu (Baïf, 64), ny (Rons., 36),pié (Belleau, 58), mots qui ont aujourd'hui repris l'orthographe latine {nœud^ nid^ pied)^ mais dans lesquels d est resté muet.
§ 176. Lu prononciation de 8 latin appuyé sur une consonne (festa, bestia) persista sans doute en français {beste^ feste) jusqu^à la fin du douzième siècle, mais en