‹ Morceaux choisis des grands écrivains français du XIVe siècleChapitre 81 sur 231 · MARGUERITE DE NAVARRE · texte numérisé non relu

MARGUERITE DE NAVARRE

Je regarde de tous costés Pour voyr s'il n'arrive personne; Priant sans cesser, n'ei} doutez, Dieu, que santé à mon Roy donne; Quand nul ne yoï, l'œil j'abandonne A pleurer, puis sur le papier Un peu de ma douleur j'ordonne.

Voilà mon douloureux mestier.

01 qu'il sera le bienvenu, Celuy qui, frappant à ma porte.

Dira : « Le Roy est revenu En sa santé très-bonne et forte 1 • Alors sa sœur, plus mal que morte.

Courra bayser le messager Qui telles nouvelles apporte.

Que son frère est hors de danger.

U9ô-lô^.

(Voyez Notice, page 250>

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