MARGUERITE DE NAVARRE
Je regarde de tous costés Pour voyr s'il n'arrive personne; Priant sans cesser, n'ei} doutez, Dieu, que santé à mon Roy donne; Quand nul ne yoï, l'œil j'abandonne A pleurer, puis sur le papier Un peu de ma douleur j'ordonne.
Voilà mon douloureux mestier.
01 qu'il sera le bienvenu, Celuy qui, frappant à ma porte.
Dira : « Le Roy est revenu En sa santé très-bonne et forte 1 • Alors sa sœur, plus mal que morte.
Courra bayser le messager Qui telles nouvelles apporte.
Que son frère est hors de danger.
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(Voyez Notice, page 250>