‹ Morceaux choisis des grands écrivains français du XIVe siècleChapitre 85 sur 231 · A UNE DAME QUI AVAIT DÉSIRÉ LE VOIR · texte numérisé non relu

A UNE DAME QUI AVAIT DÉSIRÉ LE VOIR

Ains que me veoir, en lisant mes escritz.

Elle m'ayma, puis voulut veoir ma face :

Si, m'ha veu noir et par la barbe gris ;

Mais pour cela ne suis moins en sa grâce.

gentil cueur, nymphe de bonne race,

Raison avez; car ce corps ja grison,

Ce n'est pas moy, ce n'est que ma prison.

Et aux escritz dont lecture vous feistes,

Vostre bol œil, à parler par raison.

Me veit trop mieulx^qu'à l'heure que me vcistcs.

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