‹ Morceaux choisis des grands ʹecrivains franc̜ais du XVIe siècle: accompagnʹes d'une grammaire etChapitre 17 sur 212 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

Mais on trouve dejfc quatri&me k cdte* de quart :

Le quatriesme de juin ils marcherent dans la ville en bataille.

Brant. 197. i

§ 29. Le seizieme siecle employait encore mil au lieu de mille pour signifier un seul millier.

Mille ne vient pas du latin mille qui a donn6 mil (comme Me a donn6 i7), mais du pluriel millia.De m&me qu'en latin mille s'emploie pour un seul milliet* d'objets, et millia pour plusieurs milliers, le vieux fran$ais disait mil hommes et deux mille chevaux ; cette distinction de mil comme singulier et de mille comme pluriel s'est plus tard 6teinte en fran$ais, non sans laisser de trace dans les expressions ou Ton n'indique qu'un seul millier 9 telles que mil huit cent soixante, etc.

Quelqu'un, apres mil ans, de mes vers estonnl, Voudra dedans mon Loir comme en Permesse boire.

Rons. 22.

§ 30. Le seizieme siecle comptait encore par vingtaine; ce mode de numdration, que les Romains ne connaissaient pas, nous vient des Gaulois.

Les peuples celtiques (comme on voit encore par les patois de l'Ecosse et du pays de Galles) comptaient par vingt, disant par exemple dix et vingt pour 30; onze et vingt pour 31 ; deux vingts pour 40, etc. Lorsque les Gaulois, apres la conqufcte romaine, furent contraints d'abandonner ce systemo pour adopter la numeration ddcimale des Latins, ils ne perdirent que difficilement Fhabitude du systeme vicdsimal : les peuples pas plus que les individus n'abandonnent aisement la maniere de compter a laquelle ils sont habituds, et les personnes qui parlent le plus facilement une langue dtrangere sont presque toujours obligees de recourir a leur langue maternelle lorsqu'elles veulent faire un compte de memoire. C'est ce, qui expliqae comment le systeme gavilois, <ta ttraugtet^uL

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