I. Lal&nne, Diet, de I'Mst. de France
arriva a Paris (1539) ou l'avaient dljafait connaitre quelques podsics latines, et grace a Tun de sesoncles, abM de Froidmont, obtint deux benefices. II y mena pendant plusieurs annees une vie fort libertine, et ce fut seulement apres une grave maladie (1546) qu'il se decida a quitter ses benefices et a se rendre a Geneve, ou il abjura le catholicisme. II fut pourvu de la chaire de grec a l'academie de Lausanne. En 1557, il fat charge* d'une mission aupres des princes d'Allemagne, quitta sa Chaire (1558), et se retira a Geneve ou on lui confera le droit de bourgeoisie. Sescoreligionnairesl'appelerenten France pour aller defendre leur cause au colloque de Poissy (156] ), et ce fut lui, en effet, qui porta presque uniquement le poids de la discussion. Apres la rupture de ces celebres conferences, il resta a Paris, ou il prficha publlquement dans un temple etabli ft Popincourt, et lorsque la guerre civile eut eclftte apres le massacre de Vassy (1562), il s'attacha au prince de Conde, fedigea la plupart des manifestes du parti, suivit comme aumonier et trerorler l'arm^e huguenote, assista a la bataille de Dreux, et ne retourna a Geneve qu'a la conclusion de la paix (1563). A la mort de Calvin (1564), il leremplaca comme president de la compagnie des pasteurs, fit encore quelques voyages en France et en Allemagne ; et, en 1588, l'academie de Geneve ayant du, faute d 'argent, congedier ms professeurs, il se chargea de tous les COurs pendant plus de deux ans, et ne quitta dSfinitivement sa chaire qu'en 1600; la memo ann6e il eut une entrevue avec Henri IV.
Le catalogue le plus complet des ecrits de Beze se trouve dans Particle que lui oht consacre MM. Haag, auteurs de la France protes- Xante : une centaiae d'ouvrages y sont mentionnes. Nous ne relaterons ici que les principaux, en laissant de cdte la plus grande partie de ses dissertations th6ologiques : Poemata, Paris, 1548, in-8 - ; Abraham sa* eri/tant, tragtdie fremcoise, 1550, in-8°, souvent reimprimee ; Eputola magistri Beneditti Passavanti, 1553, satire plaisante, en latin macaronique, contre le president Lizet; De h&reticis ativiii magistrate puniendU) Geneve, 1554 ; c'est Tun des plus celebres ecrits de Beze :il est dirige ftontre Gastalion, qui, a propos du supplice de Michel Servet, avait publie que les magistrate n'avaient pas le droit de puriir les heretiques; B&e^allant contre leprincipe m&me invoque* chaque jour par les r^formes, y eoutient avec une extreme violence l'opinion contraire; une traduction latine du Nouyeau Testament, 1556, etc... 1 .
Page 67, v. 19. Envyeux, Tun nous envie la lumiere....
Page 68, v. 9. Qu'est-ce done de 9 etc... Que faut-il penser de celui qui... '
Page 69, 1. 1. Jodelle (Etienne), le premier, par ordre de date, de