‹ Morceaux choisis des grands ʹecrivains franc̜ais du XVIe siècle: accompagnʹes d'une grammaire etChapitre 200 sur 212 · Lalanne, Diet, de I* hist, de France · texte numérisé non relu

Lalanne, Diet, de I* hist, de France

le 13 man 1573. Son pere, Jean, medecin du conne'table de Bourbon, ayant sum le parti de celui-ci, Michel fut emprisonne* quelque temps (1522 oil 1523), puis il passa en Italie oil il continua ses Etudes de droit et fut auditeur de rote a Rome. Rentre' en France au bout de plusieurs annles, il devint, par son-mariage avec lafille du lieutenant criminel Morin,conseiller au parlement de Paris (1537), et fut envoye en mission aupres du concile general qui avait quitte Trente pour Bologne (1547-1548). Nomine" par Marguerite, fille de Francois I", president de son conseil, puis chancelier de Berry, il devint ensuite maitre des requites (1553), surintendant des finances et premier president de la chambre des comptes (1554), et enfin chancelier de France (mars 1560). Les temps 6taient difficiles ; auz disputes theologiques succe'derent bientdt les guerres de religion, et FHospital essaya de precher auz uns la tolerance, am autres la soumission. Ses efforts ne furent pas tous inutiles, et il deploya une grande fennel pour faire executor les divers 6dits de pacification rendus en faveur des rlformes, auxquels du reste appartenait une partie de sa famille et,entre autres, sa femme qui ne retourna au catholicisme qu'en 1585. Le chancelier, que d'Aubigne" accuse a tort d'avoir pris quelque rttrt a la conjuration d'Amboise, refusa de signer Tarrdt qui condamvtt a mortle prince de Cond6 que sauva la mort de Francois II (15*Cj Ce fut en grande partie a lui que Ton dut la reunion des notables a Fontainebleau, des 6tats genlraux a Orleans (1560) et a Saint-Genrjun (1561), lecolloquede Poissy, et la publication de nombreuses ordonnances qui opererent d'utiles reformes, et parmi lesquelles il faut distinguer Vidit des secondes noces, l'ordonnance dite d'Orteans et plus tard (1566) celle de Moulins, la plus importante de toutes. La haine que lui portaient les Guise et les catholiques le decida a quitter la cour en 1568. Les sceaux lui furent alors enleves, mais ce ne fut que le l w fevrier 1573 qu'on le forca de donner sa demission de chancelier dont il conserva les honneurs et les appointements jusqu'a sa mort, qui arriva six semaines apres. — Les oeuvres completes de FHospital ont ei6 publtees par Dufey (de l'Yonne), 1824, 5 vol. in-8 01 .

— Page 153, 1. 9. Pourveoir d, hurt attentat et la n&cessite* estre, ils ont juge la necessity 6tre.

Page 154, 1. 22. Sa volenti, la volonte de la loi.

Page 155, 1. 4. Dtgtn&re, qui veulcnt qu'ils degenerent.

Page 156, 1. 1. Amyot (Jacques), n6 a Melun le 30 octobre 1513, mort a Auxerre le 6 fevrier 1593. II vint Itudier a Paris et passa sa premiere jeunesse dans une extreme pauvrete. Devenu maitre es arts, il se rendit a Bourges pour 6tudier le droit civil. U y gagna la pro-

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