GRAMMAIRB DE LA LANGUE DU XVI # SINGLE. XXIX
J'ay la chemise mouillee, Qui me trempe jusqu'aux oz, Ce disoit, car sur le doz Toute nuict j'ay eu la pluie.
Rons. 27.
n y en peult avoir aussi qui presument qu'encores que ne soyons du tout ennemis de la paix, ce neantmoins nous la demandons avec des conditions si aspres, que nous ne sommes nullement recevables.
Bezb, 135.
§ 41. Les autres pronoms d^monstratifs 6taient icel
et icest.
§ 42. Le latin ecciste (celui-ci) donna le vieux fran- Qais icist puis icest qui s'est plus tard abr6g6 en cest (dont le regime dtait cestuy). A partir du quinzi&mo sieclc on joignit a ce pronom les adverbes ci et Id (ces- %-ci, cestuy-ld), mais cette addition 6tait, a bon droit, Mam6e en 1550 par le grammairien Meigret 1 comme inutile puisque cestuy signifie d6j& celui-ci :
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy Id qui conquist la Toison, Et puis est retourne, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son aage I
Bellay, 49.
Cestuy Lyon, plus fort qu'un yieulx verrat.
Marot, 9.
Ici cestuy de la sage nature
Les faits divers remasche en y pensant,
Et cestuy -lit, par la lineature
Des mains, predit le malheur menacant.
Rons. 29.
(Je tire) des livres les sentences qui me plaisent pour les transporter en cettuy-ci.
Mont. 209.
Cette- cy (Famiti6) n'a point d'aultre idee que d'elle mesme et ne se
peult rapporter qu'a soy.
Mont. 215.