‹ Morceaux choisis des grands ʹecrivains franc̜ais du XVIe siècle: accompagnʹes d'une grammaire etChapitre 33 sur 212 · LIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LIV INTRODUCTION

§ 93. A est mis pour par : commencer a une chose :

Ainsi je reste pauvre, et le trop d'abondance

D'un si riche sujet m'engarde de penser

De toutes a laquelle il me faut commencer..,.

Rons. 41

§ 94. A est mis pour en:

Plusieurs trouppeaulx de bestes sont paissans

A. $euret4

Gring. 3.

§ 95. A remplace pour dans les locutions suivantes

Themistocle attendit a renger ses vaisseauz en bataille jusquesa ce que l'heure fut venue.

Amyot, 160.

Gyrus s'enquerant a luy s'il le vouldroit eschavger d un royaume

Mont. 218.

LA vlteille langue de SalleftS s'tschctngea au Latin des doiizc tables.

Pasq. 184.

Aquoy faire y reculez-vous, si vous ne pouvez tirer arriere?

Mont. 208.

Au joug nous sommes ne"s } et n'a jamais.ete Homme qu\m ait vu vivre en pleine liberte.

RfiGN. 108.

Ung jeune page aroit la charge des marrocbons, pioches, bfiche'sct aultres instrumens requis d bien arborizer.

Rab. 120.

§ 96. A est employe pour selon :

La place nous semble assez forte par led femparts faicts & votro invention.

Rab. 129.

Capituler, c'est desmesler la Justice All droict d'un chascung.

Hosp. 154.

§97.-4 est mis pour sur dans :

Nostre intelligence n'avoit point a perdre de temps; et n'avoit ase regler au patron des am.tiez molles.

Mont. 215.

GRAMMAIRE DE LA LANGUE DU XVI a SlfiCLE. LV

Maismoy, qui ne me reigle aux jugemens des homines; Qui dedans et dehors cognoy ce que nous sommes.

Regn. 105,

§ 98. A est employ6 pour vers :

Levons les yeux d Dieu tout-puissant.

->:i •;""•'! Boet. 194

Allons nous, dist Picrochole, rendre & eulx le plus toust, car je veul* estre aussi empereur de Trebizonde.

Rab. 130.

§ 99. On trouve contre employ^ pour avec dans contester contre quelqu'un :

1A royne mere contesta contre messieurs du conseil.

Cayet, 179.

§ 100. En est mis pour d : on trouve par exemple imouvoir en, pour exciter ft, pousser & :

L'homme est esmeu en admiration de Dieu.

. Caly. 114.

§ 101. Be pour &: exhorter de faire, se plaire de,

•>ic ...

Quel mainour estcelui-la de servir uhhommeau, nonpas qui puisse )ar force commander aux homines, mais tout empeschi de servir Vile* nent a la moindre femmelette.

Boet. 189.

Les catholiques qui imaginoient que ceux de la religion fussent )erdus, les exhortoient de penser a eux.

La Noue, 202.

Ouy, j'escry rarement, et me plats de le faire.

Regn. 103.

N'estimez que nous pretendions de ruyner ce que nous savons estre

sternel.

Bezb, 136.

Resolvex-vous tous de combattre et sortir d'icy.

Montl. 148.

§ 102. De pour contre .*

Si deux trois, quatre ne se defendent d'un, cela est estrange, mais Louteffois possible*

Boot. \9fo.

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