‹ Morceaux choisis des grands ʹecrivains franc̜ais du XVIe siècle: accompagnʹes d'une grammaire etChapitre 32 sur 212 · RA · texte numérisé non relu

RA

sser pour se passer :

>ource que toutes ces choses sont passdcs par devant moy, j'en irler sans mentir.

Monti.. 148.

rminer pour se terminer :

C'est une lourde et longue maladie

De trois bons mois, qui m'a toute estourdie

La povre teste, et ne yeut terminer.

Marot, 14.

J8. A Pinverse, on donnait la forme pronominale k srbes qui ne 1'ont plus aujourd'hui; on disait au me siecle sourir pour se sourir s

▲lors Venus se tou-rit,

Et en le baisant le prit, Puis sa main lui a soufflee Pour guarjr sa plaie enfle'e.

Rom. 95.

ntr*nt mon ohappeau a la main, je me sousriois vers Pun et vers

MONTL, \i%,

19. Au seizi&me si&cle, un grand nombre de yerbes 1 es aujoujd'hui, 6taient alors employes comme s actifs. On disait apprendre quelqu'un pour ap Ire a quelqu'un :

■*• A quelle fin es-tu de ces ailes pourveue ?

— J'apprends Thomme a voller au-dessus de la nue. '

m INTRODUCTION.

Tout mon art je recordois A cet enfant pour Vapprendre,

Rons. 38.

Conseiller quelqu'un de :

Monsieur de Guyse respondit fort froidementa la royne qu'il n'estuit point cause de l'esmotion du peuple, et que ses amys no le conseiileroient pour le present d'aller au Louvre.

^ Cayet, 179.

Messieurs du conseil remonstrerent lors au roy quelques exemples de la furie des peuples, lesquelles il vaut mieux esviter qu'attendre : le conscilLant de se retirer £ Paris.

Cayet, 179.

Entrer un lieu :

Eux consideroient Testat du ciel, et quels signes entroit le soleil, aussi la lune.

Rab. 119.

Se ddpouiller quelque chose :

Le comte d'Egmont se despouilla son mantcau et sa Juppe, et se remit a genoux.

Brant. 199.

Jouir quelque chose :

Gettuy vostre estre que vous jouyssez, est egalement party a la mort et a la vie.

Mont. 207.

Ce soleil, cette lune, ces estoiles, cette disposition, c'estcelle mesmo que vos ayeuls ont jouye.

Ressembl&r quelqu'un :

Nous temblons proprement celuy qui ayant besoin de feu, en iroit querir chez son voisin.

Mont. 209.

Surmvre quelqu'un :

Miserable Estat et miserable roy, que ses propres, ou citoyens ou subjects, au lieu de mourir pour lui, veullent survivre.

Mornat, 231.

GRAMMAIRE DE LA LANGUE DU XVI a SlfiCLE. Uli User une gr&ce :

Sa Majesty courtoisement do benignity leur useroit telle grace puis- [u'ils estoient innocents des fautes de leurs peres.

Brant. 198.

Section IV. Syntaxe du Verbe.

§ 90. Un grand nombre dc verbes n'avaicnt point, au eizieme siecle, le m^me regime qu'aujourd'hui : on disait 3rc6 de famine pour forc6 par la famine ; — invoquer Heu a prieres (pour avec) ; — exhorter quelqu'un de ienser, etc.... — Voici la liste des cas ou Temploi des propositions s'6carte de l'usage moderne :

A mis pour avec :

On avoit invoqui d prieres publiques l'aide des jEacides ayant ]g ataille.

Amyot, 161.

Xerces le receut d grande joye.

Amyot, 150.

Alors je les priai de ne me voir plus et te retirer tous d lot,

Montl. 146.

Fermans le poing, complottans, se touchans d la main.

Aub. 236.

§ 91. A est dgalement employ6 pour dans:

Ccux qui avoient quelque asseurance de leurs esprits escrivoUni cu ulgaire de la cour de leurs maistres.

Pasq. 184.

Ne toyez jamais tant soubdain d vos entreprinses.

Rab. 129.

§ 92. A remplace de dans :

Kux-mesmes braquoient et pointoient, encore qu'ils eussent d'au- >ons canonniers que j'en veis d ma vie.

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