MARGUERITE DE NAVARRE
Je regarde de tous costes Pour voyr s'il n'arrive personne ; Priant sans cesser, n'en doutez, Dieu, que sante a mon Roy donnc; Quand nul ne ?oi, l'oeil j'abandonne Apleurer, puis sur le papier Un peu de ma douleur j'ordonne.
Voila mon douloureux mestier.
0! qu'il sera lo bienvenu, Celuy qui, frappant a ma porte, Dira : « I/s Roy est revenu En sa sant6 tres-bonne et forte ! • Alors sa soeur, plus mal que morte, Courra bayser le messager Qui telles nouvelles apporte, Que son frere est hors de danger.
CLEMENT MAROT
(Voyez Notioe, page 250)