DE LA LANGUE DU \\V SIÈCLE. XIX
Partir était actif dans son sens premier de partager.
A l'inverse on employait quelquefois le neutre au lieu de l'actif : croire à un flatteur (Corrozet).
Le neutre s'employait très souvent pour le réfléchi, on disait : affaiblir pour s'affaiblir, escrimer pour s'esc?îmer, fourvoyer pour se fourvoyer, reposer pour se reposer, reywuveler pour se renouveler, ruer pour se ruer, etc.
Contrairement on employait le réfléchi pour le neutre : s'apparoistre pour apparaître, se sousrire pour sourire, se dormir pour dormir, etc.
IV. Le seizième siècle avait encore une aisance de former des verbes composés qui n'existe plus aujourd'hui. Ainsi, avec la préposition par, on avait fait parachever, parbondir, par fournir; avec trans on avait fait transfreter, traverser, transnoer, passer à la nage, transpasser, traverser,
V. La syntaxe des verbes au seizième siècle se calque souvent sur la syntaxe latine ; c'est ainsi que les auteurs offrent de fréquents exemples de phrases à l'instar de ce qu'on appelle la proposition infinitive latine : « Il a enseigné le souverain bien de l'ame es/'re la similitude de Dieu. » (Caly.) « Us ont jugé la nécessité estre la plus juste de toutes les lois. » (L'Hosp.)