CONSONNES
Nous avons déjà signalé quelques particularités intéressantes concernant les consonnes. Nous avons vu que dans l'ancienne langue deux consonnes latines étaient représentées par une consonne française, tandis que le seizième siècle rétablit les deux consonnes, souvent avec la plus étrange surcharge ; que 17 latine appuyée sur une consonne s'était changée en m à partir du douzième siècle, et que plus tard les latinistes avaient intercalé une /sans se douter que cette /latine était déjà représentée par M dans les mots français; que le groupe latin et qui, au moyen âge, se changeait en it et dont le c était représenté par i, avait pris au seizième siècle la forme ict, etc.
Deux autres consonnes, s et x, donnent lieu à d'importantes remarques.
L's des mois comme teste, espée, espreuve, estât, esloffe, estoile, esty^enne, eslude, esteindre, estreindre, estrc, naistre^ paroistre, etc., ne se prononçait plus. Elle ne se faisait pas sentir non plus dans quelques mots, comme registre, enregistrer, oh on la fait sonner aujourd'hui. Souvent