‹ Morceaux choisis des poetes et prosateurs français du 16e siecle. Accompagnés de notices développées sur chaque auteur, de notes grammaticales, littéraires et historiques; précédés d'une grammaire abrégée de la langue du 16e siecle, d'études générales sur l'état de la poésie et de la prose a cette époque, et suivis d'un glossaire explicatif et étymologique de tous les termes sortis de l'usage, qui se rencontrent dans ce volumeChapitre 36 sur 91 · CONSONNES · texte numérisé non relu

CONSONNES

Nous avons déjà signalé quelques particularités intéressantes concernant les consonnes. Nous avons vu que dans l'ancienne langue deux consonnes latines étaient représentées par une consonne française, tandis que le seizième siècle rétablit les deux consonnes, souvent avec la plus étrange surcharge ; que 17 latine appuyée sur une consonne s'était changée en m à partir du douzième siècle, et que plus tard les latinistes avaient intercalé une /sans se douter que cette /latine était déjà représentée par M dans les mots français; que le groupe latin et qui, au moyen âge, se changeait en it et dont le c était représenté par i, avait pris au seizième siècle la forme ict, etc.

Deux autres consonnes, s et x, donnent lieu à d'importantes remarques.

L's des mois comme teste, espée, espreuve, estât, esloffe, estoile, esty^enne, eslude, esteindre, estreindre, estrc, naistre^ paroistre, etc., ne se prononçait plus. Elle ne se faisait pas sentir non plus dans quelques mots, comme registre, enregistrer, oh on la fait sonner aujourd'hui. Souvent

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