‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 127 sur 249 · Voyez la note page 206 du 2 e volume · texte numérisé non relu

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froid chagrin brisait son cœur et que, dans les traits de sa jeunesse, se révélait déjà un avenir plein d’affliction.

Les anges radieux 1 s’enfuirent, saisis d'horreur, et cherchèrent un refuge dans la lumière éternelle, près du trône resplendissant de Dieu.

Cependant, accablé de douleur, un d’eux parla en ces termes : « Que me sert la splendeur du ciel, si ceux qui m’ont été donnés pour frères sont plongés dans la nuit du péché? ,

Pour les délivrer de la misère et rompre leurs lourdes chaînes avec le bras puissant de mon amour, je descendrai dans ce séjour de désolation.»

Implorant la permission de céder à un si doux penchant, il lève vers le ciel des regards pleinsde tristesse; toutà coup, un rayon de l’éternel amour pénètre dans son tendre cœur et l’embrase.

Il descend du ciel. Sans se décourager, il supporte les amères douleurs de la terre; et, dans son exil, il voit disparaître, sans proférer une seule plainte, la beauté divine de ses formes.

II faut que la terre détruise le radieux vêtement qu’il reçut du ciel. A l’aspect de son visage livide, les hommes et les anges détournent les yeux.

Cependant il chemine tranquillement sur la terre; il donne le repos à ceux qui sont fatigués, et les amène avec des transports de joie* dans un nouvel Eden.

Lorsqu’il a conduit dans la demeure, paternelle tous ces fils égarés, brillant d’une beauté nouvelle, il se repose de son long pèlerinage.

Un torrent de douces larmes s’échappant de ses yeux tempère l’excès s de sa félicité, et le Père suprême presse sur son cœur le plus chéri de ses enfants. t

Ptîzer. ‘

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