‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 170 sur 249 · Te chantons-nous · texte numérisé non relu

Te chantons-nous

tressaillent d’allégresse les lèvres qui vous nomment Père. Que votre nom soit sanctifié!

Vous qui ôtes l’amour éternel et dont nul homme ne peut mesurer la grâce, que votre trône est bienheureux 1 La paix l’entoure de ses palmes, la joie chante des cantiques, la liberté fait retentir des accents d’allégresse : t Seigneur, Seigneur! dans votre immense royaume, partout règne la justice et l’égalité. » Que votre royaume nous arrive!

Du haut des célestes collines , anges , descendez sur cette pauvre terre! venez-y semer les fleurs du ciel, afin que ce monde devienne le jardin de Dieu. O sagesse éternelle, puissance infinie ! c’est vous qui donnez à toute chose l’ôtre et la vie. Votre voie est ténèbres, et mytérieux est le sentier que chacun doit suivre ; cependant vous nous conduisez tous auprès de vous, afin que nous soyons sanctifiés. Que votre volonté soit faite sur la terre comme dans le ciel!

Que les épis mûrissent aux rayons du soleil 1 que le fruit resplendisse dans le vert feuillage I que le troupeau paisse dans la tranquille vallée ! que le raisin rougisse sur les collines ! et que chacun jouisse de ces bienfaits avec joie et reconnaissance. Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour.

Vous qui, entouré de purs esprits, abaissez vos regards sur cette existence souillée par le péché , ayez pitié de nous! La faiblesse est le lot de l’humanité. Votre bonté est sans limite, votre miséricorde infinie. Que votre grâce nous soutienne dans cette misérable vie, et pardonnez-nous nos offenses comme nous les pardonnons à ceux qui nous ont offensés !

Seigneur, Seigneur, notre confiance! Dieu fort ne nous abandonnez pas ! faites qu’affranchis des bornes étroites de la vie terrestre, méprisant la mort et le tombeau, nos regards et nos libres pensées s’élèvent vers le ciel. Nous espérons, nous attendons l’aurore, nous soupirons après votre lumière, votre auguste visage ! Ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal.

Car, ô notre Père! vous êtes Seigneur et Dieu, et la gloire la puissance, la majesté vous appartiennent éternellement. Ainsi soit-il.

Mahlmann.

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