‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 193 sur 249 · Sous la Inné · texte numérisé non relu

Sous la Inné

par les étoiles ; nous dansons sur la mousse du ruisseau ; nous nous berçons sur les jeunes rameaux printaniers, et reposons dans le tendre calice des fleurs.

Sylphes des collines, et vous sylphes des lacs, suivez votre reine sur le tapis verdoyant émaillé des perles de la rosée 1 Fantastique guirlande d’ombres aux reflets d’argent, à la lueur chatoyante des lucioles, accourez I accourez l venez danser au clair de lune !

Qu’un tissu éblouissant et délicat, blanchi à la lumière des étoiles, sur la fraîche tombe des morts, flotte autour de nous comme une vapeur aérienne ! A travers la mousse et les roseaux, les blés et les forêts, les montagnes et les vallées, accourez ! accourez 1 venez vous joindre à la ronde !

Courbées en voûte sur nos têtes , les orties nous font une salle de bal bien close ; la brume étend sur nous un voile blanc. Nous tournons rapidement et planons avec légèreté. Une sombre troupe de gnomes, sortie du sein de la terre, nous sert d’orchestre *,

Accourez à la danse, à la ronde fantastique des ombres I Étroitement enlacée , la troupe des sylphes tourne rapidement en cercle. Où est le pied qui n’a jamais glissé? Pour nous, sylphes , nous passons légers comme le zéphyr, et nos pas ne laissent jamais de trace.

M&tlliiison.

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