‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 220 sur 249 · Que même aucun cri d’allégresse ne norfunc · texte numérisé non relu

Que même aucun cri d’allégresse ne norfunc

tous , grands et petits , nous sortons fortifiés de notre tombeau.

« Quels que soient le culte et le prophète qu’ils ont choisis, que de tous les peuples s’élève un hymne vers l’Être sans nom I De même qu’ici le jeune feuillage retentit de chants divers, ainsi le père commun de tous les hommes aime à s’entendre implorer par les bégayements variés de ses enfants. »

C’est ainsi qu’ils chantaient tous deux, et la forêt était devenue le temple de la divinité, et tous sentaient s’éveiller dans leur cœur des sentiments plus nobles et plus humains. Cependant, la jeune fille se leva de son siège de mousse et s’inclina vers le feu en toussant pour allumer la pipe de son père ; car le vieillard l’avait laissée s’éteindre dans la chaleur de la conversation. Elle la lui rendit allumée en crachant beaucoup et en faisant une charmante petite grimace. Celui-ci la remercia en souriant et embrassa la jeune fille au teint vermeil qui, enlaçant ses bras autour de son cou, lui prodiguait ses caresses filiales.

« Enfants, le café refroidit, dit alors d’un ton d’humeur la bonne et intelligente ménagère, vous discourez à n’en pas finir voilà que M. Waller a besoin d’être rappelé à l’ordre; lui et le papa peuvent aller ensemble* : comme les vieux chantent, les jeunes gazouillent. Verserons-nous quelque chose de chaud par là-dessus ? Allons, remuez ça gentiment avec la petite cuiller ! Aimable nature, tu me parais par trop naturellel »

Quand ils eurent savouré la délicieuse boisson exotique, la bonne mère en donna aussi au domestique qui, vêtu de sa jaquette des dimanches, se promenait sur la rive boisée en sifflant gaiement sou air favori. Il s’en défendit d’abord d’un air un peu confus, et finit cependant par accepter. Tout à

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