A ions les jouis de la vie à venir
' 3. y oyun L-cn-aVaut;
maine des faits ne reposent-elles pas dans le sein des dieüx, dans les conseils de la destinée? Tu as entendu le chant des Parques, Prométhée, mais dans un Vaguo lointain *. C’est la durée, mère suprême des choses, c’est la durée qui développe ce que la prévoyance aperçoit comme dans un peloton dont des mains si nombreuses et si diverses tisseront le fil dans < l’avenir. De quoi as-tu formé l'homme, Prométhée?
Prométhée. De terre et d’eau.
Pallas. Et quelles inclinations mêlas-tu à cet humide limon 4 ?
Prométhée. Toutes celles qui furent en mon pouvoir : les inclinations du renard, du paon, du tigre, du lion.
Pallas. Ainsi, le cas échéant, toutes ces inclinations doivent jouer leur rôle, et, dans les grandes occasions, le jouer d’une manière plus cruelle, plus violente, plus rapide, jusqu'à ce que le feu céleste que j’apportai aux hommes sur mon immortel bouclier prenne la haute main sur elles toutes, les règle et les dirige. Il est bien des vœux qui devancent le- • résultat final, et le devancent en vain.
Prométhée. Pardonne, grande déesse, ces vœux cependant n’étaient pas vains. Vous autres, dieux, vous êtes moqués des hommes, et le don d’immortalité que j’avais imploré, vous l’avez chargé sur un ûne qui l’a vendu pour un peu d’eau au serpent, gardien de la fontaine.
Pallas. Vous l’auriez peut-être vendu à plus bas prix que l’âne. L’immortalité n’est pas pour l’homme un gage de bonheur.
Prométhée. Si ce n’est L’immortalité, c’est du moins le rajeunissement. Je connais la fontaine où il se cache, je le rachèterai au serpent.
Pallas. Frère d’Êpimélbée, enseigne aux hommes la meilleure manière de distribuer leur vie et d’employer les dons
1. Pour l’intelligence de ce fragment, voy. le Promcihén. d'Eschyle.