‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 98 sur 249 · Exercés · texte numérisé non relu

Exercés

L’Hiussier (il entre). Goetz do Berüchingen attend à la porte.

Le Conseiller. Faites-le entrer.

Goetz (il entre). Dieu vous garde 1 , messieurs; que voulez-vous de moi?

Le Conseiller. D’abord que vous songiez où vous êtes, et devant qui.

Goetz. Sur ma parole, je n’ai pas l’intention de manquer • au respect qui vous est dû, messieurs 2 3 4 .

Le Conseiller. Vous faites votre devoir.

Goetz. De grand cœur.

Le Conseiller. Asseyez-vous.

Goetz. Là-bas? Je puis rester debout. Ce tabouret sent le criminel, comme, du reste, toute la chambre.

Le Conseiller. Eh bienl restez debout.

Goetz. Au fait, s’il vous plaît.

Le Conseiller. Nous procéderons par ordre.

Goetz. Je ne demande pas mieux *, et je voudrais qu’il en eût toujours été ainsi.

Le Conseiller. Vous savez comment vous ôtes tombé dans nos mains à discrétion *.

Goetz. Que me donnerez- vous si je l’oublie?

Le Conseiller. Si je pouvais vous donner de la modestie, je rendrais votre cause bonne.

Gœtz. La rendre bonne 1 comme si vous le pouviez! Sans doute, c’est plus difficile que de la gâter.

Le Greffier. Dois-je enregistrer tout cela dans le procès-verbal ?

Le Conseiller. Ce qui appartient à l’affaire.

Goetz. Pour mon compte, vous pouvez l’imprimer.

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