Voyageurs français en Orient, à la fin du il* siècle
3. En réalité, Chateaubriand ne dédaigna point l'archéologie pendant son voyage. Il s'était sérieusement documenté avant de partir, comme l'atteste l'Introduction de ['Itinéraire, Il chercha même à tirer gloire de quelques découvertes qu'il aurait faites dans son voyage et il ne réussit qu'à s'attirer les quolibets de certains savants, d'ailleurs malintentionnés et qui se montrèrent plus sévères que de raison. Cf. plus bas, p. 215, n. 3.
L'ITINÉRAIRE DE PARIS A JÉRUSALEM
point publier ces Mémoires. Mais comme je n'ai rien dans le cœur que je craigne de montrer au-dehors, je n'ai rien retranché des mes notes originales. Enfin, j'aurai atteint le but que je me propose si l'on sent d'un bout à l'autre de cet ouvrage une parfaite sincérité. Un voyageur est une espèce d'historien. Son devoir est de raconter fidèlement ce qu'il a vu ou ce qu'il a entendu dire ; il ne doit rien inventer, mais aussi il ne doit rien omettre; et quelles que soient ses opinions particulières, elles ne doivent jamais l'aveugler au point de taire ou de dénaturer la vérité1.