Fontanes est connu : cf. p
86. — Bertin est Bertin aîné (1766-1841), fondateur, après le 18 brumaire, du Journal des Dé-
bats, devenu en 1804 le Journal de V Empire. — Boissonade (1774-11857), helléniste de grand talent, collaborateur aux Débats, ainsi que Malte-Brun (1775-1826).
6. C'est ce travail qui explique les grandes qualités de l'ouvrage et aussi, par endroits, sa raideur. Il y a des pages qui sentent l'effort.
7. Il fut très scrupuleux en effet sur la correction et aussi sur Yharmonie de la langue. (Cf.
dans les Martyrs le fragment Cymodocée revêt la robe des martyrs, et les notes p. 292.)
8. Le sujet est la lutte, au 4« siècle, du christianisme et du paganisme.
9. Il désigne ici le Génie qui, d'ailleurs, n'est pas son premier ouvrage.
CHATEAUBRIAND
tez jamais sur deux succès rapprochés; l'un détruit l'autre1. Si vous avez quelque talent en prose, donnez-vous garde d'en montrer en vers2; si vous êtes distingué dans les lettres, ne prétendez pas à la politique3 : tel est l'esprit français et sa misère. Les amours-propres alarmés, les envies surprises par le début heureux d'un auteur, se coalisent et guettent la seconde publication du poète4...
L'exécuteur de la justice des vanités5 fut M. Hoffman6, à qui Dieu fasse paix! Le Journal des Débats n'était plus libre; ses propriétaires n'y avaient plus de pouvoir, et la censure y consigna ma condamnation7. M. Hoffman lit pourtant grâce à la bataille des Francs8 et à quelques autres morceaux de l'ouvrage ; mais si Gymodocée lui parut gentille, il était trop excellent catholique pour ne pas s'indigner du rapprochement profane des vérités du christianisme et des fables de la mythologie9. Veiléda10 ne me