‹ Morceaux choisisChapitre 288 sur 530 · DE BUONAPARTE ET DES BOURBONS · texte numérisé non relu

DE BUONAPARTE ET DES BOURBONS

Ne sommes-nous pas environnés de fêtes1? Voyageur solitaire, je méditais il y a quelques jours sur la ruine2 des empires détruits3 : et je vois s'élever un nouvel empire. Je quitte à peine ces tombeaux où dorment les nations ensevelies, et j'aperçois un berceau chargé des destinées de l'avenir4. De toutes parts retentissent les acclamations du soldat5. César monte au Gapitoie; les peuples racontent les merveilles, les monuments élevés, les cités embellies, les frontières de la patrie baignées par ces mers lointaines qui portaient les vaisseaux de Scipion6 et par ces mers reculées que ne vit pas Germanicus7. (Mémoires , III, 46.)

i. Le roi de Rome venait de naître. Nous sommes ici en 18H.

Mil huit cent onze ! 0 temps où des peuples sans nombre Attendaient, prosternés sous un nuage sombre,

Que le Ciel eût dit oui, Sentaient trembler sous eux les Etats centenaires Et regardaient le Louvre entouré de tonnerres

Comme un Mont Sinaï ! (HuG0> Ng^n JL)

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