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Assertion douteuse, et d'ailleurs difficile à vériiier

Fig. 18 — La Salle des Abencérages à l'Alhambra.

Cette salle s'ouvre sur la cour des Lions. Au milieu, le bassin où tombèrent, dit la légende, les têtes des Abencérages massacrés sur 1 ordre du sultan.

MÉLANGES POLITIQUES ET POLÉMIQUE

mes moins frivoles, plus naturels, plus simples ; que chacun est plus soi, moins ressemblant à son voisin1. Nos jeunes gens, nourris clans les camps ou dans la solitude, ont quelque chose de mâle ou d'original qu'ils n'avaient

point autrefois

Cessons donc de nous calomnier, de dire que nous n'entendons rien à la liberté : nous entendons tout, nous sommes propres atout, nous comprenons tout La Convention nous a guéris pour jamais du penchant à la république : Buonaparte nous a corrigés de l'amour pour le pouvoir absolu. Ces deux expériences nous apprennent qu'une monarchie limitée, telle que nous la devons au roi, est le gouvernement qui convient le mieux à notre dignité comme à notre bonheur2. (Conclusion.)

La Monarchie selon la Charte (1816) \

L'ouvrage comprend deux parties. La première, toute théorique, est, comme le disait l'auteur, un « catéchisme constitutionnel ». Elle expose les principes et les éléments de la monarchie représentative, définit les prérogatives royales, les droits des Chambres, les privilèges des pairs, les rapports de la Chambre des députés et des ministres, la liberté de la presse, le rôle de la police, et surtout le rôle des ministres conformément à l'esprit de la Charte : ]

Les ministres doivent, en administration, suivre l'opinion publique, qui leur est marquée par l'esprit de la Chambre des députés. Cet esprit peut très bien n'être pas le leur, ils pourraient très bien préférer un système qui serait plus dans leurs goûts, leurs penchants, leurs habitudes; mais

1. Il est certain que la Révolution, en brisant la vie de société, a libéré l'individu et a permis la manifestation, et même le débordement, de l'originalité.

2. Chateaubriand a toujours défendu la cause de la liberté, sous Napoléon (cf. plus haut, p. 315) et sous Louis XVIIi contre les ultras (cf. plus bas, p. 350).

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