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Alliance de mots singulière

Mais il faut songer que ce mot lumière, fort à la mode au 18e siècle, avait perdu son sens étymologique.

5. C'est toujours la même idée que plus haut, mais l'image est nouvelle et la phrase exprime, par son tour grandiose et oratoire, cette ascension indéfinie du géant. Chateaubriand croit à la conciliation des idées modernes et de l'idée chrétienne.

Il avait écrit, dans la Préface de ses Œuvres complètes (1826) :

La société ne peut se soutenir qu'en s'appuyant sur l'autel ; mais les ornements de l'autel doivent changer selon les siècles, et en raison des progrès de l'esprit humain. Si le sanctuaire de la Divinité est beau à l'ombre, il est encore plus beau à la lumière ; la croix est l'étendard de la civilisation. Je ne redeviendrai incrédule que quand on m'aura démontré que le christianisme est incompatible avec la liberté ; alors je cesserai de regarder comme véritable une religion opposée à la dignité de l'homme.

6. Il est toujours très préoccupé d'être moderne, de marcher avec son temps. Il vient d'en accepter l'idée de progrès.

On a vu que dans son discours à la Chambre des pairs il faisait porter toute la discussion du début sur les principes de liberté. Cf. p. 418.

7. Allusion aux événements qui suivirent la révolution de Juillet. Cf. p. 424, n. 3.

LES ÉTUDES HISTORIQUES

gle au fond des siècles ; sans avoir besoin de flambeau, nous pénétrons dans la nuit du passé ; l'avenir est tout illuminé pour nous des feux qui font clignoter les faibles yeux de nos pères. Soit; mais nonobstant ce1, et sauf le respect dû à notre supériorité, le christianisme n'est pas passé2.

Analyse et Extraits.

[ Il n'y a pas lieu de suivre Chateaubriand dans toute sa révision historique. 11 prend le monde romain à Jules César. "Son premier Discours porte sur la chute de l'empire romain et les progrès du christianisme : il va jusqu'à Constantin. Le second pousse jusqu'à . Valentinien, le troisième jusqu'à Théodose Ier. Une quatrième étude raconte les derniers empereurs, une cinquième oppose par des détails très précis les mœurs des chrétiens aux mœurs des païens, une sixième définit les mœurs des barbares. Les pages brillantes et solides ne manquent pas dans le livre. Voici une description tirée de la "dernière partie sur les mœurs des Barbares : ]

Mœurs des Barbares.

Tout ce qui se peut rencontrer3 de plus varié, de plus extraordinaire, de plus féroce dans les coutumes des sauvages s'offrit aux yeux de Rome : elle vit, d'abord successivement et ensuite tout à la fois, dans le cœur et dans les provinces de son empire, de petits hommes maigres et

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