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C'est une idée de Salluste, au début de son Jugurtha

Corporis et fortunae * bonorum, ut initium, sic finis est, omniaque orta occidunt et aucta senescunt : animus incorruptus, aeternus. . .

« Les biens du corps et de la fortune, ayant un commencement, ont aussi une fin. Tout ce qui naît périt, tout ce qui grandit vieillit ; l'âme seule est incorruptible et immortelle, »

LES ETUDES HISTORIQUES

naissent, c'est pour vivre sans fin1, et elles deviennent le trésor commun de la race humaine.

[Chateaubriand a donné, comme une suite à son Histoire de France et sous le titre Les Quatre Stuarts, un résumé de la Révolution d'Angleterre au 17e siècle, et tracé le portrait des quatre Stuarts, Jacques Ier, Charles Ier, Charles II et Jacques II, dans un style un peu sec. Voici deux figures déjà rencontrées dans Bossuet : ]

Henriette de Franoe — Gromwell.

Elevée dans une monarchie absolue2, dans une religion dont le principe est inflexible, dans une cour où l'on passe tout aux femmes, dans un pays où l'humeur est mobile et légère, Henriette fut d'abord un enfant3 capricieux qui prétendit à la fois faire dominer sa volonté, sa religion et son humeur. Les prêtres, les femmes et les gentilshommes qu'elle avait amenés avec elle voulaient, les uns exercer leur culte dans tout son éclat, les autres établir leurs modes et se moquer des usages d'une cour barbare. Charles, accablé de toutes ces querelles, renvoya en France la suite de la reine4. .. Charles avait quelque chose de doux, de facile et d'affectueux dans le caractère; sa femme était plus impérieuse, et l'on s'apercevait qu'elle avait un certain mépris pour la faiblesse de Charles. La reine était charmante : quoiqu'elle fût née d'un sang5 et dans une cour qui n'abondait pas en austères vertus, les républicains mêmes n'osèrent calomnier ses mœurs... On peut reprocher à Henriette- Marie du penchant à l'intrigue, penchant qu'elle tenait du sang des Médicis6; elle se livra aussi à des moines sans prudence et à des favorites qui la trahirent. Elle avait le courage du sang; le courage politique lui manquait quelquefois : et quand les orages populaires grondaient, quoique femme de tête et de cœur, elle donnait des conseils

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