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Bill, projet de loi proposé au Parlement anglais

6. Chateaubriand en donne ici une liste. Il nomme, en particulier, Monk, commandant de l'armée et de la flotte, ancien royaliste militant qui" d'ailleurs

favorisa la restauration des Stuarts.

7. Encore un rapprochement avec les événements de notre histoire. Plus bas, il fera une comparaison entre Cromwell et Napoléon. Il ne peut se dégager des préoccupations de notre histoire, surtout au lendemain de cette Révolution de 1830 dont il a signalé l'importance. Il a d'ailleurs raison de distinguer le rôle de la noblesse anglaise dans la révolution de 1640 et celui de la noblesse française en 1789.

8. Il est certain que, si toute révolution a des causes multiples, la révolution anglaise fut surtout inspirée par le désir de la liberté qui caractérise dans l'histoire la politique intérieure de ce pays. Le gouvernement de Charles Ier avait mécontenté la nation ; la lutte contre les Parlements, la tyrannie religieuse provoquèrent le soulèvement qui aboutit à la défaite et à l'exécution de Charles !•* (4649).

LES ÉTUDES HISTORIQUES

n'était point dirigée contre l'aristocratie. . . L'administration de Gromwell fut active, vigilante, vigoureuse, mais trop fondée sur la corruption de la police, pour qui Gromwell avait un penchant décidé et à laquelle il sacrifiait des sommes considérables. Tous les services étaient payés régulièrement un mois d'avance; de grosses. pensions, accordées à des hommes considérables, créaient des intérêts, si elles

ne pouvaient créer des devoirs1.

Tous les monarques avaient renoncé à divertir leur orgueil du spectacle de la dégradation humaine, blessés peut-être encore qu'ils étaient de quelques vérités cachées sous de basses bouffonneries2; ils n'entretenaient plus dans leur cour ces misérables appelés fous. Gromwell en avait quatre, soit que ce tueur de rois aimât à s'environner de ce qui avait dégradé les rois, régicide encore envers leur mémoire3; soit que, n'osant porter leur sceptre4, il affectât d'imiter leurs mœurs; soit enfin qu'il trouvât dans son penchant naturel aux scènes grotesques un rapport avec ces joies royales. Mais tous les bouffons de la terre n'auraient pu chasser du cœur de Gromwell la tristesse qui s'y était glissée. . . 11 se sentait abandonné par l'esprit de la révolution, d'où lui était venue sa grandeur5. Gette révolution qui l'avait pris pour guide ne le voulait plus pour maître ; sa mission était accomplie ; sa nation et son siècle n'avaient plus besoin de lui; le temps ne s'arrête point pour admirer la gloire; il s'en sert et passe outre6.

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