‹ Morceaux choisisChapitre 502 sur 530 · Très rare ; peu employé · texte numérisé non relu

Très rare ; peu employé

6. Si Chateaubriand parle tant de Chambord, c'est gu'il venait (18^3) de faire une visite à Londres au comte de Chambord qui l'avait prié de venir le voir.

7. Très exagéré. — Il y a actuellement un village de Chambord.

chée. Il se mit courageusement à l'œuvre (1662), après un voyage à Rome où il prit l'avis du Saint Père, qui fut assez long à se prononcer :]

La Trappe.

Les moines étaient eux-mêmes les architectes et les maçons. Des frères convers1 appendus au haut du clocher étaient ballottés par les vents et rassurés par leur foi. Celui qui plaça le coq sur l'édifice vint avant son entreprise se prosterner au pied de Rancé. La religion prit le frère par le bras, et il monta ferme. Les travailleurs se mettaient à genoux sur leurs cordes lorsque l'heure des prières venait à tinter. Rancé augmenta le couvent d'un nombre de cellules... Il déposa sur l'autel de l'église les reliques qu'il avait apportées de Rome et qui s'enrichirent ensuite de quelques autres. Dans l'église, il remplaça, et il eut tort, par un beau groupe, cette vierge de peu de prix qui, sur la cime des Alpes, rassérène les lieux battus des tempêtes. Rancé retira le couvent de la désolation humaine et l'épura par la désolation chrétienne. Ces lieux, que les Anglais avaient fait retentir de leurs pas armés, ne répétèrent que le susurrement de sa sandale.

L'abbaye n'avait pas changé de lieu : elle était encore, comme au temps de la fondation2, dans une vallée. Les collines assemblées autour d'elle la cachaient du reste de la terre. J'ai cru, en la voyant, revoir mes bois et mes étangs de Combourg le soir aux clartés allenties3 du soleil. Le silence régnait : si l'on entendait du bruit, ce n'était que le son des arbres ou les murmures de quelques ruisseaux ; murmures faibles ou renflés selon la lenteur ou la rapidité du vent ; on n'était pas bien certain de n'avoir pas ouï la mer. Je n'ai rencontré qu'à l'Escurial4 une pareille absence de vie. . .

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