‹ Morceaux choisisChapitre 74 sur 530 · Le baptême · texte numérisé non relu

Le baptême

7. Antithèse trop jolie, bien que la phrase soit en elle-même harmonieuse et caressante.

8. Le rapprochement se continue : la mort est pour le chrétien une secondenaissance, naissance àvla vie éternelle, dont l'extrême-onction est comme le baptême. N

choisit, c'est l'huile, emblème de l'incorruptibilité céleste. Le sacrement libérateur rompt peu à peu les attaches du fidèle1 ; son âme, à moitié échappée de son corps, devient presque visible sur son visage. Déjà il entend les concerts des séraphins ; déjà il est prêt à s'envoler vers les régions où l'invite cette Espérance divine, fille de la Vertu et de la Mort. Cependant, l'ange de la Paix, descendant vers ce juste2, touche de son sceptre d'or ses yeux fatigués et les ferme délicieusement à la lumière. Il meurt et l'on n'a point entendu son dernier soupir ; il meurt, et longtemps après qu'il n'est plus ses amis font silence autour de sa couche, car ils croient qu'il sommeille encore, tant ce chrétien a passé avec douceur. (I, 11.)

[Puis il décrit les «vertus et les lois morales» (foi, espérance, charité, articles du décalogue), parle des « vérités des Ecritures » (dogme du péché originel et de la chute, déluge), et arrive à ce qui est visiblement pour lui le point essentiel de cette première partie : « L'existence de Dieu prouvée par les merveilles de la nature3 ». Il fait servir très poétiquement, au profit de l'idée religieuse, ses impressions de voyageur, et les tableaux qu'il a observés dans la nature. Il appuie son raisonnement sur des descriptions. Et, par exemple, le chant des oiseaux est d'abord un hymne à l'Eternel et ensuite un enchantement pour l'oreille humaine, ces deux choses prouvant les desseins d'une Providence :]

Chant des oiseaux.

La nature a ses temps de solennité pour lesquels elle convoque des musiciens des différentes régions du globe. On voit accourir de savants artistes avec des sonates4 mer-

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