faudrait « était mis en émoi par
6. Claparon et Roguin sont deux canailles qui ruineront Birolteau en reulraînant à spéculer sur des terrains voisins
HONOBE DE BALZAC
Débats^, où M. de la Billardière- avait fait insérer l'article suivant :
« Nous apprenons que la délivrance du territoire sei'a fêlée avec enthousiasme dans toute la France ; mais, à Paris, les membres du corps municipal ont senti que le moment était venu de rendre à la capitale cette splendeur qui, par un sentiment de convenance, avait cessé pendant l'occupation étrangère. Chacun des maires et des adjoints se propose de donner un bal : l'hiver promet donc d'être très brillant ; ce mouvement national sera suivi. Parmi toutes les fêtes qui se préparent, il est beaucoup question du bal de M. Birotteau, nommé chevalier de la Légion d'honneur, et si connu par son dévouement à la cause royale. M. Birotteau, blessé à l'affaire de Saint-Roch, au 13 vendémiaire, et l'un des juges consulaires les plus estimés, a doublement mérité cette faveur. »
— Comme on écrit bien aujourd'hui ! s'écria César. — On parle de nous dans le journal, dit-il à Pillerault.
— Eh bien, après ? lui répondit son oncle, à qui le Journal des Débats était particulièrement antipathique^.
— Cet article nous fera peut-être vendre de la pâte des sultanes et de l'eau carminative *, dit tout bas Madame César à Madame Ragon sans partager l'ivresse de son mari.
[Ici Balzac place deux portraits qui méritent d'être détachés.]
Un ménage du bon vieux temps-
Madame Ragon, grande femme sèche et ridée, au nez pincé, aux lèvres minces, avait un faux air d'une marquise de l'ancienne cour. Le tour de ses yeux était attendri sur une assez grande circonférence, comme ceux des vieilles
de la Madeleine. (C'est Vaffaire qui va se conclure). Crottat est le premier clerc de Roguin, lequel est notaire.