C'est le 26 mai 1803 qu'il prend à Milan la couronne de
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qui savait qu'il devait être l'empereur de tout le monde pense aux bourgeois, et leur fait bâtir, suivant leurs idées des monuments de fées, là où il n'y en avait pas plus qut sur ma main... Une supposition : vous reveniez d'Espagne^ pour passer à Berlin ; eh bien, vous retrouviez des archet de triomphe avec de simples soldats mis dessus en bell( sculptiire, ni iilus ni moins que des généraux. Napoléon en deux ou trois ans, sans mettre d'impôts sur vous au très, remplit ses caves d"or, fait des ponts, des palais, des routes, des savants, des fêtes, des lois, des A'aisseaux, des l)orts ; et dépense des millions de milliasses, et tant, e tant, qu'on m'a dit qu'il en aurait pu paver la France de pièces de cent sous, si ça avait été sa fantaisie. Alors quand il se trouve à son aise sur son trône, et si bien 1« maître de tout, que l'Europe attendait sa permission poui faii'e ses besoins, comme il avait quatre frères et trois sœurs, il nous dit en manière de conversation, à l'ordre du jour :
« — Mes enfants, est-il juste que les parents de votre empereur tendent la main? Non. Je veux qu'ils soient flam bants, tout comme moi ! Pour lors, il est de toute nécessiU de conquérir un royaume pour chacun d'eux, afin que 1« Français soit le maître de tout ; que les soldats de la gard( fassent trembler le monde, et que la France crache où elle veut, et qu'on lui dise, comme sur ma monnaie, Dieu vont protège!
« — Convenu ! répond l'armée, on l'ira pêcher de! royaumes à la baïonnette.
« Ah ! c'est qu'il n'y avait pas à reculer, voyez-vous ! et s'il avait eu dans sa boule de conquérir la lune, il aurait fallu s'arranger pour ça, faire ses sacs, et grimper. Heureusement qu'il n'en a pas eu la volonté. Les rois, qu'étaien habitués aux douceurs de leurs trônes, se font naturelle' ment tirer l'oreille ; et alors, en avant, nous autres. Noui marchons, nous allons, et le tremblement recommence ave( une solidité générale. En a-t-il fait user, dans ce temps-là des hommes et des souliers ! Alors, on se battait à coups de nous si cruellement, que d'autres que les Français s'ei seraient fatigués. Mais vous n'ignorez pas que le Français est né philosophe, et, un peu plus tôt, un peu plus tard sait qu'il faut mourir. Aussi nous mourions tous sans riei dire, parce qu'on avait le plaisir de voir l'empereur faire çt sur les géographies. (Là, le fantassin décrivit lestement rond avec son pied sur l'aire de la grange.) Et il disait « Ça, ce sera un royaume ! » et c'était un royaume. Que
bon temps ! Les colonels passaient généi'aux, le temps de les voii' ; les généraux maréchaux, les maréchaux rois'. Et il y en a encore un, qui est debout pour le dire à l'Eulope, quoique ce soit un (lascon-, traître à la France pour garder sa couronne, qui n'a pas rougi de honte, parce que, voyez-vous, les couronnes sont en or ! Enlin, les sapeurs qui savaient lire devenaient nobles tout de même. Moi qui vous parle, j'ai vu à Paris onze rois et un peuple de piinces qui entouraient Napoléon, comme les rayons du soieil ! Vous entendez bien que chaque soldat ayant la chance de chausser un trône, pourvu qu'il en eût le mérite, un caporal de la garde était comme une curiosité qu'on admirait passer, parce que chacun avait son contingent dans la victoire, parfaitement connu dans le bulletin. Et y en avait-il, de ces batailles ! Austerlitz, où l'armée a manoeuvré comme à la parade ; Eylau, où l'on a noyé les Russes dans un lac ', comme si Napoléon avait souillé dessus; Wagram, où l'on s'est battu trois jours sans bouder. .. Enlin, y en avait autant que de saints au calendrier. Aussi alors fut-il prouvé que Napoléon possédait dans son fourreau la véritable épée de Dieu. Alors, le soldat avait son estime, et il en faisait son enfant, s'inquiétait si vous aviez des souliers, du linge, des capotes, du i>ain, des cartouches ; quoiqu'il tint sa majesté, puiscjue c'était son métier à lui, de régner. Mais c'est égal! un sergent et même un soldat pouvaient lui dire : « Mon empereur, » comme vous me dites à moi quelquefois : « Mon bon ami. » Et il répondait aux raisons qu'on lui faisait, couchait dans la neige comme nous autres; eniin, il avait presque l'air d'un homme naturel*. Moi qui vous; parle, je l'ai vu, les pieds dans la mitraille, pas plus gêné que vous êtes là, et mobile, regardant avec sa lorgnette, toujours à son affaire; alors, nous restions là, tranquilles comme Baptiste. Je ne sais pas comment il s'y prenait, mais, quand il nous parlait, sa parole nous envoyait comme du feu dans l'estomac ; et,
1. Le grand-duché de Bei'g à Murât, le royaume de Hollande à Louis Bonaparte, les principautés de Lacques et de Piombino à Ellsa Bacciochi, sœur de l'Empereur, etc.
2. Bernadette, élu prince royal de Suéde par la diète de Stockholm et reconnu héritier du trône en 1810, fit sa paix avec l'Angleterre et la Bussieen 1812, aspira vainement au rôle de
médiateur, entra dans la coalition européenne contre la France, et se battit contre elle à Leipzig:, après avoir défait Oudinot et Ney. En 1818, roi de Suède et de Norvège.
3. Goguelat, bien entendu, fait des confusions; il met à Eylau ce qui s'est passé à Austerlitz.
4. Bal/acnous peint sur le vif la manière dont s'est formée la légende du Petit Caporal.
HOXORE DE BALZAC
pour lui montrer qu'on était ses enfants, incapables de bouder, on allait pas ordinaire devant des polissons del canons qui gueulaient et vomissaient des régiments de/ boulets, sans dire gare. Enlin les mourants avaient la chose de se relever pour le saluer et lui crier :
« — Vive l'empereur !
« Était-ce naturel? auriez-vous fait cela pour un simple homme ?
[Le récit de Goguelat continue ainsi jusqu'à la seconde abdication, et se termine au milieu d'une acclamation : « Vive Napoléon, le père lu peuple et du soldat ! » Au même instant que Hugo, Balzac travaillât donc, plus ou moins consciemment, à cette confusion des aspirations iémocratiques et des souvenirs napoléoniens, qui préparait l'avènement du second Empire et que, sous la Restauration, les libéraux avaient déjà préparée.
En rentrant au logis du Docteur, Genestas lui demande «les causesde sa retraite. » Benassis lui répond par le récit de ses premiers égaremenis : il a gâché sa jeunesse, a lâchement trahi une jeune femme qu'il a\ait aimée ; puis il a essayé de dépouiller le vieil homme, de se refaire une vie nouvelle, et il a été le fiancé d'une exquise jeune fille, qu'il a choisie dans un milieu de religion austère, janséniste; il s'est cru le droit de lui cacher son coupable passé. Mais sa faute a été révélée; Eveliae, atteinte au fond de l'âme, a refusé d'être sa femme ; c'est alors que Benassis, retrempé par la souffrance, abdiquant toute ambition de bonheur personnel, s'est lancé dans l'apostolat social. — Genestas, pour ne ps demeurer en reste, fait aussi sa confidence ; Balzac a cousu ici, les unes aux autres, des anecdotes de l'épopée impériale. Et l'œuvre finit court ; Genestas, rentré chez lui à Grenoble, apprend un beau jour la mort soudaine de Benassis. Il assiste à son enterrement, et c'est l'occasion d'une peinture de la désolation commune.]
li'eeiivre ox|»lîf|uée.
[C'est, par excellence, l'œuvre classique de Balzac. Il comptait sur elle pour conquérir le public; en même temps il escomptait le succès des Aventures administratives d'une idée heureuse (demeuré à l'état fragmentaire) et du Prêtre catholique (« complément » du Médecin de Campagne, et qui deviendra, quelques années plus tard, en 1839, ^^ Curé de Village), Eugénie Grandet a trouvé grâce devant ses pires détracteurs.
Beaucoup plus simple de sujet et d'intention, beaucoup plus harmonieusement composé que les précédents, ce roman est cependant d'une richesse luxuriante, d'une abondance drue, et c'est une œuvre à plusieurs faces. Le sujet principal, c'est la , peinture d'un avare de petite bourgeoisie, dans une petite ville, J Saumur. La comparaison s'est imposée entre l'Harpagon de Molière et le père Grandet. Chez Harpagon, l'avarice n'est pas seulement un vice ; c'est un travers et un ridicule, une manie, qui aboutit à l'hallucination et au délire. Grandet a une robuste \ santé morale, il est parfaitement équilibré (sauf dans ses derniers jours : sa passion tourne alors à l'idolâtrie physique de l'or). C'est un plébéien, qui a gagné sa fortune lui-même, avec 1 ses mains et sa tête, tandis qu'Harpagon était de haute bour- j geoisie, riche en naissant. Il se possède pleinement, il connaît ' à fond l'humanité, il la méprise, et il en joue. (Voir p. 147 sqq.)
Auprès de lui, sa femme, créature éteinte, opprimée, méconnue, dont la secrète beauté morale se révèle seulement à l'affection divinatrice de sa fille. — Puis une fille, que Grandet aime réellement, tout en la torturant, et qui tient, de sa mère, un instinct illimité de sacrifice, de son père, une imployable volonté. — Une servante, Nanon, créature primitive, élémentaire, dévouée comme un chien à son maître, ayant conquis son franc parler. Balzac s'est servi d'elle pour nous révéler un nouvel aspect de Grandet : non seulement l'attachement qu'a l'avare pour cette brave fille, qu'il exploite, manifeste une forme très curieuse de son égoïsme ; mais les réactions naïves et la fruste hardiesse de Nanon, qui parle et agit à son aise quand Eugénie et sa mère
n'osent bouger, obligent Grandet à se montrer, à s'exprimer tout entier, et créent des situations fécondes en mots de caractère.
Au second plan, ^Balzac nous montre toutes les intrigues tramées autour de la dot d'Eugénie par la coterie des Cnicholins et celle des Grassinistes : d'où, très savoureuse étude de mœurs provinciales.
Mais il y a plus ; le drame ne consiste pas dans la rivalité de ces deux clans ; il met aux prises la volonté de l'avare et celle d'Eugénie. Le problème était de trouver un événement qui mît en valeur : lo l'avarice de Grandet, en offrant à sa soif de gain, à son activité conquérante, un nouveau champ d'action ; 2° l'instinct de dévouement d'Eugénie : et Balzac a tout de suite pensé à une idylle amoureuse, qu'il voulait exquise. L'idée de peindre l'éveil de l'amour chez une jeune fille recluse était bien séduisante ; il y avait là toute la poésie des vies encloses, et toute celle de l'épanouissement du cœur ; 5° il fallait trouver l'événement qui précipiterait le drame en opposant la fille au père, en exaltant l'avarice du père et la poussant au tragique, et en développant chez la fille des puissances de résistance insoupçonnées.
C'est ici que s'introduit le jeune homme, assez séduisant pour troubler le cœur de cette petite provinciale ; il le sera par la beauté, l'élégance, — parle malheur surtout, puisque, dans une âme tendre, la pitié est source d'amour. Mais il faut que ce malheur puisse être secouru avec de l'argent, un argent possédé par Eugénie, et sur lequel, cependant, son père ait gardé un droit. Voilà le point de suture nécessaire ; on verra comment Balzac s'est tiré de la difiïculté. D'un bout à l'autre, l'œu- . vre est aménagée en fonction de l'argent. Une odeur d'argent / émane de tout le livre. L'argent se mêle à la naissance et à l'expression de tous les sentiments, même chez l'être qui en fait le moins de cas : c'est lui qui va lier Eugénie et son cousin, et c'est lui qui présidera aux fiançailles de leurs âmes. C'est lui enfin qui répandra « ses teintes froides » sur la vie de cette malheureuse fille ; elle sera tyrannisée par l'argent, même quand l'avare sera mort ; elle ne sera jamais libre.
Le premier chapitre d'Eugénie Grandet a paru dans L'Europe littéraire an 19 septembre 1835, — le volume fut publié au mois de décembre suivant. La Correspondance nous apprend assez peu de chose sur les étapes de la composition. Quant au succès, il fut immense, et tel qu'il devait bientôt agacer Balzac. Ses ennemis s'obstinèrent à l'appeler « Fauteur d'Eugénie Grandet », même quand il eut écrit des œuvres d'une portée beaucoup plus haute, à son avis. On l'admirait dans ce roman, pour le méconnaître à son aise dans les autres.]
EUGENIE GRANDET
AnalyiDe et Extrt^its.
[Après avoir décrit l'aspect de la rue où habite le père Grandet, et fait rapidement l'iiistoire de sa fortune, Balzac donne son portrait.]
Portrait d'un avare
Les manières de cet homme étaient fort simples. Il parlait peu. Généi'alement, il exprimait ses idées par de petites phrases sentencieuses et dites d'une voix douce. Depuis la Révolution, époque à laquelle il attira les regards, le bonhomme bégayait d'une manière fatigante aussitôt qu'il avait à discourir longuement ou à soutenir une discussion. Ce bredouillement, l'incohérence de ses paroles, le llux de mots où il noyait sa pensée, son manque api^arent de logique, attribués à un défaut d'éducation, étaient affectés, et seront suffisamment expliqués par quelques événements de cette histoire. D'ailleurs, quatre phrases, exactes autant que des formules algébriques, lui servaient habituellement à embrasser, à résoudre toutes les diflicultés de la vie et du commerce : « Je ne sais pas, Je ne puis pas. Je ne veux pas. Nous verrons cela. » Il ne disait jamais ni oui ni non, et n'écrivait point. Lui parlait-on, il écoutait froidement, se tenait le menton dans la main droite en appuyant son coude droit sur le revers de la main gauche, et se formait en toute affaire des opinions desquelles il ne revenait point. Il méditait longuement les moindres marchés. Quand, après une savante conversation,
1. Cf. Gobseck (1830); Celui-ci était à sa manière un désespéré romantique, un frère inélég'ant de Chateaubriand etde Byron. 11 y avait de la littérature et de la métaphysique dans sa transcendante avarice. Et Balzac avait fini par le traiter comme un symbole de la puissance de l'or dans les sociétés modernes : « Mon regard, dit Gobseck, est comme celui de Dieu, je vois dans les cœurs... Casuistes de la Bourse, nous formons un Saint Office. . .
et nous devinons toujours vrai».
— Il est curieux de voir que, dans le portrait de Grandet, Balzac a conservé quelques-uns des traits extérieurs donnés à Gobseck ; mais le personnage est dépouillé de tout romanesque, il est simplement vrai. — Cf.
aussi, pour la tendance de Balzac à la spéculation psychologique. Maître Cornélius (1831).
— Le progrès en réalisme est très sensible dans Eugénie Grandet.
son adversaire lui avait livré le secret de ses prétentions en crojant le tenir, il lui répondait :
— Je ne puis rien conclure sans avoir consulté lua femme.
Sa femme, qu'il avait réduite à un ilotisme^ complet, était en affaires son paravent le plus commode. Il n'allait jamais chez personne, ne voulait ni recevoir ni donner à diner ; il ne faisait jamais de bruit, et semblait économiser tout, même le mouvement -. 11 ne dérangeait rien chez les autres par un respect constant de la propriété. Néanmoins, malgré la douceur de sa voix, malgré sa tenue circonspecte, le langage et les habitudes du tonnelier perçaient, surtout quand il était au logis, où il se contraignait moins que partout ailleurs. Au physique, Grandet était un homme de cinq pieds, trapu, carré, ayant des mollets de douze pouces de circonférence-, des rotules noueuses et de larges épaules ; son visage était rond, tanné, marqué de petite vérole ; son menton était droit, ses lèvres n'offraient aucune sinuosité, et ses dents étaient blanches ; ses yeux avaient l'expression calme et dévoratrice que le peuple accorde au basilic ^; son front, jîlein de ■lignes transversales, ne manquait pas de protubérances signilicatives*; ses cheveux, jaunâtres et grisonnants, étaient blanc et or, disaient quelques jeunes gens qui ne connaissaient pas la gravité d'une plaisanterie faite sur M. Grandet. Son nez, gros par le bout, supportait une loupe veinée que le vulgaire disait, non sans raison, pleine de malice. Cette ligure annonçait une linesse dangereuse, une probité sans chaleur, l'égoïsme d'un homme habitué à concentrer ses sentiments dans la jouissance de l'avarice et sur le seul être qui lui fût réellement quelque chose, sa lille Eugénie, sa seule héritièreJAttitude, manières, démarche, tout en lui. d'ailleurs, attestait cette croyance en soi que * donne l'habitude d'avoir toujours réussi dans ses entreprises. Aussi, quoique de mœurs faciles et molles en appa- ly renée, M. Grandet avait^ un caractère de bronze. Toujours//^ vêtu de la même manière, qui le voyait aujoux'd'hui le voyait tel qu'il était deiîuis 179i. Ses forts souliers se
1. Les ilotes, descendants des | concentrait tous les sentiments anciens habitants du pays con- Imniains dans le moi. » quis par les Doriens, étalent les 3. Cf. GotoetA-. Le basilic est
esclaves Spartiates. L'ilotisme, c'est la condition d'esclave.
2. Comme Gobseck: « A l'imitation de Fontenelle, il économisait le mouvement vital, et
un serpent fabuleux dont le regard tuait.
i. Balzac avait fait une sérieuse étude du sj'stéme de Gall.
EUGENIE GRANDET
ouaient avec des cordons de cuir; il portait eu tout temps es bas de laine drapés i, une culotte courte de gros drap larron à boucles d'argent, un gilet de velours à raies Iteruativement jaune et puce, boutonné carrément, un trge habit marron à grands pans, une cravate noire et un liapeau de quaker. Ses gants, aussi solides que ceux des endarmes, lui duraient vingt mois, et, pour les conserver ropres, il les posait sur le bord de son chapeau à la même lace, par un geste méthodique. Saumur ne savait rien de lus sur ce personnage.
[ La main d'Eugénie Grandet est convoitée par le président Cruchot e Bonfons et Adolphe des Grassins, fils d'un banquier de Saumur, ui n'est bon à rien. De temps en temps, les belligérants sont admis à lire une partie de cartes dans la maison de Grandet, dont voici la desription : ]
La maison d'un avare.
11 est maintenant facile de comprendre toute la valeur e ce mot : la maison à M. <irandet, cette maison pâle, roide, silencieuse-, située en haut de la ville, et abritée par îs ruines des remparts. Les deux piliers et la voûte forlant la baie de la porte avaient été, comme la maison, onstruits en tuffeau, pierre blanche particulière au littoal de la Loire 3, et si molle, que sa durée moyenne est à eine de deux cents ans. Les trous inégaux et nombreux ue les intempéries du climat y avaient bizarrement pratiués donnaient au cintre et aux jambages de la baie l'aparence des pierres vermiculées* de l'architecture française t quelque ressemblance avec le porche d'une geôle. Auessus du cintre régnait un long bas-relief de pierre dure