Mot discutable, qui sent :2. Le domestique de la maison
l'auteur. i Yauquer.
cris du A'ieillard, et ramenez-moi un cabriolet. — Je vais aller chercher vos lilles, mon bon père Goriot, je vous les ramènerai.
— De force! de force! demandez la garde, la ligne, tout! tout ! dit-il en jetant à Eugène un dernier regard où brilla la raison. Dites au gouvernement, au procureur du roi, qu'on me les amène, je le veux !
— Mais A'ous les avez maudites.
— Qui est-ce qui a dit cela? répondit le vieillard stupéfait. A'^ous savez bien que je les aime, je les adore! Je suis guéri si je les vois. . . Allez, mon bon voisin, mon cher enfant, allez ! vous êtes bon, vous ; je voudrais vous remercier, mais je n'ai rien à vous donner que les bénédictions d'un mourant. Ah ! je voudrais au moins voir Delphine pour lui dire de m'acquitter envers aous. Si l'autre ne peut pas, amenez-moi celle-là. Dites-lui que vous ne l'aimerez plus si elle ne veut pas venir. Elle aous aime tant, qu'elle A'iendra. A boire ! les entrailles me brûlent ! Mettez-moi quelque chose sur la tète. La main de mes lilles, ça me sauverait, je le sens... Mon Dieu! qui refera leur fortune si je m'en vais ? Je veux aller à Odessa pour elles, à Odessa, y faire des pâtes.
— Buvez ceci, dit Eugène en soulevant le moribond et le prenant dans son bras gauche, tandis que de la main droite il tenait une tasse pleine de tisane.
— Vous devez aimer votre père et votre mère, aous ! dit le vieillard en serrant de ses mains défaillantes la main d'Eugène. Comprenez-vous que je vais mourir sans les A'oir, mes filles? AAoir soif toujours, et ne jamais boire, voilà comment j'ai vécu depuis dix ans... Mes deux gendres ont tué mes lilles. Oui, je n'ai plus eu de iilles après qu'elles ont été mariées. Pères, dites aux Chambres de faire une loi sur le mariage ! Enfin, ne mariez pas aos lilles, si Aous les aimez. Le gendre est un scélérat qui gâte tout chez une fille, il souille tout. Plus de mariages ! C'est ce qui nous enlèA e nos filles, et nous ne les a\"ons plus quand nous mourons. Faites une loi sur la mort des pères. C'est épouA'antable, ceci ! Vengeance ! Ce sont mes gendres qui les empêchent de Acnir. . . Tuez-les !. . . A mort le Restaud, à mort l'Alsacien i, ils sont mes assassins!... La mort ou mes filles!... Ah! c'est fini, je meurs sans elles ! . . . Elles ! . . . Nasie ! Fifine, allons, Aenez donc ! Votre papa sort-. . .