‹ Morceaux choisis;Chapitre 235 sur 312 · Etudier dans quelle me · texte numérisé non relu

Etudier dans quelle me

( tout cela, tant de grandes dames sure cet aveu peut expliquer,

se soient si vivement attachées

ar des raisons très étrangères a la philosophie, les idées de Rousseau sur l’état de nature et la corruption de la vie s0ciale.

2. Corancez a raconté l’anecdote: «Mr° Dupin, chez laquelle il demeurait, lui parlait un soir, au coin du feu, de l’eftet qu'avait

roduit cet ouvrage [le Premier

iscours] : Mais dites-moi donc, M. Rousseau, qui aurait pu deviner cela de vous ? » (Cité par Th. Dufour, Annales J.-J. Rousseau, 1908).

# Expliquer (en se servant de l’Introduction, pp. 24-25 et suiv.) comment il se fait que, malgré

à Rousseau. Ê 3. Nous réunissons ces divers

passages parce qu’ils complè-

tent le portrait que Rousseau nous a fait de lui-même.

4. * Comparer avec le goût de La Fontaine pour la solitude et la distraction proverbiale qu'il apportait dans la vie courante et dans les salons.

5. On rapprochera ce passage de celui où Rousseau raconte comment il composa la ANoucelle Héloïse (Extraits, pp. 114 et suiv.).

6. Les deux Discours, dont le second fut pourtant composé à Saint Germain,

LPS PL ASS LS SAS SLT

me suis trompé, ou vous sentirez dans ces derniers une certaine sérénité d’âme qui nese joue point!, et sur laquelle on peut porter un jugement certain de l’état intérieur de l’auteur. L’extrême agitation que je viens d’éprouver vous a pu faire porter un jugement contraire?, mais il est facile à voir que cette agitation n’a point so principe dans ma situation actuelle, mais dans une imagination déréglée, prête à s’effaroucher sur tout, et à porter tout à l’extrême. Des succès continus m'ont rendu sensible # la gloire® et iln’y a point d'homme ayant qnelque hauteur d'âme et quelque verlu qui pût penser, sans le plus mortel désespoir, qu'après sa mort on substituerait sous son nom à un ouvrage utile un ouvrage pernicieux, capable de déshonorer sa mémoire, et de faire beaucoup de mal. Il se peut qu’un tel bouleversement ait accéléré le progrès de mes maux; mais, dans la supposition qu’un tel accès de folie m’eût pris à Paris, il n’est point sûr que ma propre volonté n’eût pas épargné le reste de l’ouvrage à la nature.

Longtemps je me suis abusé moi-même sur la cause de cet invincible dégoût ‘que j'ai toujours éprouvé dans le commerce des hommes; je l’attribuais au chagrin de n’avoir pas l’esprit assez présent pour montrer dans la conversation le peu que j'en ai, et; par contre-coup, à celui de ne pas occuper dans le monde la place que j'y croyais mériter. Mais quand, après avoir barbouillé du papier, j'étais bien sûr même en disant des sottises, de n’ètre pas pris pour un sol; quand je me suis vu recherché de tout le monde, et honoré de beaucoup plus de considération que ma plus ridicule vanité n’en eût osé prétendre, et que, malgré cela, j'ai senti ce même dégoût plus augmenté que diminué, j'ai conclu qu'il venait d’une autre cause, et que ces espèces de jouissances n'étaient point celles qu’il me fallait. |

Quelle est donc enfin cette cause? Elle n’est autre que cet indomptable esprit de liberté que rien n’a pu vaincre,

re, mais à celle du moraliste. La

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