REGLE : LI se faut entr’aider. (Voir p. 76, n
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et devant lequel les honneurs, la fortune, et la réputation même, ne me sont rien. Il est certain que cet esprit de liberté me vient moins d’orgueil que de paressel!; mais cette paresse est incroyable : tout l’effarouche ; les moindres devoirs de la vie civile? lui sont insupportables; un mot à dire, une lettre à écrire, une visite à faire, dès qu’il le faut, sont pour moi des supplices. Voilà pourquoi, quoique le commerce ordinaire des hommes me soit odieux, l’intime amitié m'est si chère, parce qu’il n’y a plus de devoir pour elle ; on suit son cœur, et tout est fait. Voilà encore pourquoi, j'ai toujours tant redouté les bienfaits3, car tout bienfait exige reconnaissance, et je me sens le cœur ingrat, par cela seul que la reconnaissance est un devoir. En un mot, l'espèce de bonheur qu’il me faut n’est pas tant de faire ce que je veux, que de ne pas faire ce que je ne veux pas. La vie active n’a rien qui me tente, je consentirais cent fois
plutôt à ne jamais rien faire qu’à faire quelque chose mal-
gré moi ; et j'ai cent fois pensé que je n’aurais pas vécu trop malheureux à la Bastille, n’y étant tenu à rien du tout qu’à rester là.