AU CANON LE V. H
C'est pourquoi des canons que la lyre a fait naître, Que la strophe azurée enfanta, doivent être Braqués, gueule béante, au-dessus du fossé ; C'est pourquoi le penseur frémissant est forcé D'employer la lumière à des choses sinistres; Devant les rois, devant le mal et ses ministres, Devant ce grand besoin du monde, être sauvé. Il sait qu'il doit combattre après avoir rêvé ; il sait qu'il faut lutter, frapper, vaincre, dissoudre, Et d'un rayon d'aurore il fait un coup de foudre.