‹ Morceaux d'exégèseChapitre 11 sur 138 · ioyvoos · texte numérisé non relu

ioyvoos

2. V. 22. êrav D isyvpdtepoc aûroÿ ème) Ov wxñon aûtév (D a simplement : ioyvpôtecos ëne}0n),.. xœt rà oxùa aùroë (D omet adToù) duadiduwouv. I s’agit du butin trouvé chez le fort, non précisément du butin que le fort a ramassé.

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cation de la comparaison, parce qu'il l'entend en allégorie. Pour lui aussi le fort est Satan. le plus fort Jésus ; les armes sont les démons que Jésus chasse tous, ce qui anéantit le règne de Satan ; quant à la distribution du butin pris sur Satan, c’est un trait emprunté par l’évangéliste à Isaïe !. Les trois Syncptiques ont donc introduit dans la comparaison l’idée qui était dans l'application, à savoir le triomphe de Jésus sur Satan. C’est grâce à l’interprétation allégorique de la comparaison du fort que la suite du discours peut s'y rattacher plus ou moins naturellement.

Marra. xu1, 30. « Qui n’est pas Luc, x1, 23. « Qui n’est pas avec avec moi est contre moi; et qui moi est contre moi; et qui n’an'amasse pas avec moi dissipe. » masse pas avec moi dissipe. »

Comme cette pensée, étrangère à Marc, se trouve à la même place dans les deux Évangiles, on peut croire qu'elle y était déjà dans leur source commune. La réflexion ne convient qu’à Jésus et à sa situation à l'égard des Juifs ; du moins ce ne serait pas une vérité dans la bouche du premier venu ?. Les évangélistes entendent que les calomniateurs de Jésus, ceux qui ne veulent pas croire en lui, qui ne savent pas reconnaître en lui le vainqueur de Satan, sont nécessairement amenés à le combattre et se constituent ses ennemis. L'œuvre évangélique étant conçue comme une moisson faite ou à faire, l’opposition au Christ, ou simplement la propagande religieuse entreprise en dehors de lui est comparée à l'acte de celui qui disperse le grain au lieu de le recueillir. Il s’agit d'un point au sujet duquel on ne peut rester neutre : Jésus vient-il de Dieu on non? Dans les conditions où il se présente, il ne peut venir que de Dieu.

1. ur, 12. Mara. 29 se rapproche d’Is. xuix, 24. 2. Jüricmer, II, 233.

Mais on nie sa mission par le seul fait qu'on ne larecon-

naît pas : l’abstention ou l'indécision équivalent, en pareille matière, à la négation et à l'hostilité. Si Juste que soit l'idée, elle paraît un peu froide dans ce discours où la polémique prend un ton assez vif, et elle n’était pas de nature à toucher grandement les pharisiens qui ne tenaient pas à être pour Jésus. Elle peut très bien n'être pas ici dans son cadre originel et avoir été formulée dans une autre occasion.

De tout temps les commentateurs ont.été frappés de l'espèce de contradiction qui existe entre cette sentence et ce qu'on lit dans Marc ! : « Celui qui n’est pas contre vous est pour vous. » On dit volontiers, comme il est vrai, que les deux paroles peuvent se justifier à des points de vue différents, en raison de leur application, qui n'est pas la même, et des circonstances où elles ont été respectivement prononcées. Luc, qui les rapporte toutes les deux, a dû penser ainsi. Mais tel n'était peut-être pas l'avis de Matthieu, qui ne rapporte que la première. En réalité, la seconde parole, avec l’anecdote qu'elle termine, semble parallèle à ce qu’on vient de lire sur les exorcismes juifs. Si l’on admet que le second Évangile est primitif en tout, l’on pourra supposer que la question intercalée : « Au nom de qui vos fils chassent-ils les démons? » s'inspire du récit de Marc ? et vient d’un rédacteur qui voulait en tirer parti sans le reproduire : ne serait-ce pas le même rédacteur qui aurait cru devoir retourner la sentence : « Qui n’est pas contre vous est pour vous », en : « Qui n'est pas avec moi est contre moi »? L'addition d'un membre parallèle : « Qui n'amasse pas avec moi dissipe », prouverait d’autant moins contre cette hypothèse que l’image n'était pas

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