‹ Morceaux d'exégèseChapitre 12 sur 138 · x, 40, 2. 1x, 38-39 (Luc, 1x · texte numérisé non relu

x, 40, 2. 1x, 38-39 (Luc, 1x

BEELZEBOUL 21

difficile à trouver! et que le parallélisme n’est pas autrement réussi. Il y aurait une rectification du texte de Marc en vue des rapports existant alors entre le judaïsme et le christianisme. Les « fils » des pharisiens seraient toujours des exorcistes juifs, mais ce pourraient être des exorcistes qui chassaient les démons au nom de Jésus sans se faire chrétiens ? ; dans ce cas, ils seraient dits juges de leurs frères au dernier jour par imitation de ce qu'on lit des Ninivites et de la reine de Saba 5. Une discussion plus attentive du récit de Marc, on le verra plus loin, semble favoriser l'hypothèse contraire, au moins pour ce qui regarde la teneur primitive de la sentence, car l'argument tiré des exorcismes juifs pourrait, en effet, avoir été inspiré par ce que Marc raconte de l’exorciste étranger.

IL est probable que la source ancienne des discours du Seigneur amenait après les deux comparaisons du royaume diviséet du guerrier vaincu la sentence concernant le péché contre le Saint-Esprit, si toutefois ce n’est pas Marc qui lui a le premier donné cette place, puis la description du démon chassé qui revient avec sept autres. Marc aura laissé tomber cette description où il ne se retrouvait peut-être pas plus facilement que l’exégète moderne, et il en aura gardé l’écho dans la remarque « Parce qu'ils disaient: Il a un esprit impur * ». Un rédacteur travaillant sur la source primitive aura exploité dans le discours l’anecdote de l’exorciste, par manière de question intercalée entre les deux comparaisons; il aura retourné la sentence finale de l’anecdote pour la mettre entre la comparaison du fort et la parole concernant le péché contre le Saint-Esprit, comme elle est encore dans

. Cf. Marru. xxv, 24, 27.

. Cas analogues à Marc, 1x, 38-40, supr. cit., et Act. xix, 13-17. Marra. xn, 41-42 ; Luc, xr, 31-32,

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Matthieu; ou plutôt la sentence, primitivement indépendante : « Qui n’est pas avec moi est contre moi », venait déjà dans la source à la place que lui donne Matthieu, et Marc l’aura omise avec intention. Luc, ayant jugé bon de transposer la parole relative au péché contre le Saint- Esprit, aura voulu relier à la sentence omise par Marc la description du démon qui revient, parce qu'il y voyait sans doute figuré le sort de celui qui ne s'attache pas entièrement à FH après avoir pris quelque intérêt à sa parole et en avoir recueilli quelque fruit.

Marc, mr, 28. « Je Marra. xu, 31, « C’est Luc, x1t1, 10.

vous dis en vérité que tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, ainsi que tous les blasphèmes qu'ils auront' proférés;-29.: et celui qui aura blasphémé contre l'Esprit saint, n'aura Jamais de pardon, mais il sera punissable d'une faute éternelle. »

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