‹ Morceaux d'exégèseChapitre 116 sur 138 · T'ON PE PE SN · texte numérisé non relu

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été dénoncée dans le discours sur la montagne !. On démasque ici les prétentions des faux dévots qui pensent avoir droit aux plus grands égards : ils prennent un air grave en marchant dans leurs longues robes ?; ils tiennent à être salués dans les rues, à avoir les premières places à table, sur le divan, dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues, pour le service religieux. Le reproche d’avarice est nouveau dans Marc et dans Luc : faisant profession de sainteté, les pharisiens veulent en recueillir le bénéfice. Il semble que les évangélistes établissent une corrélation entre les deux reproches d’accaparer le bien des veuves et de faire, pour Ja forme, de longues prières. Peut-être serait-il risqué d'admettre que les pharisiens ruinent les veuves en se faisant payer chèrement les prières qu’ils sont censés réciter pour elles *; mais on veut dire au moins que leur extérieur dévot attire la confiance des personnes sans appui et qu'ils en abusent, au grand détriment de celles-ci et à leur propre avantage. Ce trait violent, dont il ne reste pas trace dans Matthieu, pourrait fort bien venir de Marc. L'ostentation dans les prières est un détail emprunté au discours sur la montagne # Ces dévots hypocrites seront châtiés plus sévèrement par Dieu que les malfaiteurs ordinaires. Ainsi est résumée en une seule menace la série qui se développait dans le discours primitif.

Marru. xx, 2. « Sur la chaire de Moïse se sont assis les scribes et les pharisiens. 3. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent, mais ne faites pas comme ils font.

Luc, x1. 45. Et prenant la parole, un des docteurs lui dit :

« Maître, en disant cela, tu nous insultes aussi. » 46. Et il dit: « Malheur à vous pareillement, docteurs,

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