‹ Morceaux d'exégèseChapitre 24 sur 138 · Cf. Marc, ur, 23-27 ; supr. pp · texte numérisé non relu

Cf. Marc, ur, 23-27 ; supr. pp

prêtant au Sauveur un discours qui aurait été en contradiction avec les faits connus. Le discours, si l’on fait abstraction du cadre préparé par les rédacteurs, peut s'entendre aisément des fruits spirituels de la prédication évangélique‘, et la réponse faite à la question du Baptiste se trouve telle qu'on pouvait l’attendre de Jésus*. Le Sauveur a pu tenir le discours qui lui est attribué, en disant, conformément à Matthieu? : « Allez raconter à Jean ce que vous entendez et voyez. » Ce queles disciples du Baptiste peuvent en ce moment entendre et voir, ce n'est pas une profusion de miracles, mais comment Jésus enseigne, et l'effet de l'Évangile sur la masse qui suit le Sauveur, troupe de malheureux que l’on pouvait bien qualifier d’aveugles et de sourds, de boiteux et de lépreux, de morts à Dieu par le péché; guéris de leurs infirmités spirituelles, ils prennent rang parmi les pauvres à qui le royaume est promis. La lecon de Luc # : « Allez raconter à Jean ce que vous avez vu et entendu », est secondaire par rapport à Matthieu. On la dirait conçue tout exprès pour éviter l'interprétation spirituelle qui est favorisée par le texte primitif; du moins n’a-t-elle pas d'autre objet que d’accentuer la relation établie par l’évangéliste entre les paroles de Jésus et les miracles qu'il est censé avoir accomplis devant les messagers du Baptiste. Étant donné que le caractère tout moral de l'Évangile est précisément ce qui déconcertait Jean, il n’est pas surprenant que Jésus le lui présente comme la marque de sa vérité. La pensée du discours sera parfaitement une si l’on suppose que le

1. L'idée de mort spirituelle est dans Marru. vin, 21 (Lüe,.1x,, 99):

2. Cf. Hocrzmanx, 66; WEeLLHAUSEN, Das EvangeliumMatthaei (Mt.), 53. Il est possible d’ailleurs que la série des termes métaphoriques se soit accrue dans la tradition sous l'influence d'Isaïe. D omet dans Marru. 5. x ywhot TEOITATOÏGLV.

3. V. 4. ropculévres aTayyellaTe ’Lodvvn à axoUeTE x Blérere.

4. V. 22. à eïdere xa nxoücure. Noter la transposition des deux verbes, et l'emploi de l’aoriste au lieu du présent.

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