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lus pouvait tout aussi bien ct même plus atu re nr se rattacher, dans la source de Marc, à quelque autr récit, par exemple à l’histoire du paralytique d . Capharnaüm . Dans Matthieu, le débat avec les pEtr risiens à lieu beaucoup plus tard, après que les apôtres se ont été envoyés en mission; mais On voit qu il y a une. Es à sorte de parallélisme entre la combinaison du premier Évangile, qui peut être celle de sa source, et celle de Marc, qui peut être secondaire par rapport à la source de Matthieu ; de plus, Matthieu à deux récits qui pourraient également servir d’amorce à la controverse, et le premier vient avant la mission des apôtres. Luc à placé la dispute encore plus loin, après la mission des soixante-dix dis- ciples et d’autres incidents qui sont supposés se passer au début du voyage de Judée, mais sans indication parti= culière de temps ni de lieu?. Les trois évangélistes veulent montrer l'attitude prise par les pharisiens à l'égard du Sauveur, et aucun d'eux n'était sans doute en mesure … de reconstituer entièrement le cadre historique de la dis- ES cussion qui se déroule autour du nom de Beelzeboul.
21. -MAncs ne 1-19 FRA ‘9, Le ms. D lit ainsi le v. 14 : radte Ôt cNRopnee œÜTOÙ, Thocpéperar adT® à | Oarmovilomevos xwpdc, xal Ex6akdvrocs aûroù révrec éfauuatsv. Le texte . ordinaire pouvait sembler insuffisant, bien que l'évangéliste ait voulu » à sans doute lier l’histoire du démon chassé avec le récit qui précède ;. la transition de D paraît avoir été imaginée pour combler cette lacune apparente; mais il est difficile d'y reconnaître le style de Luc; on y saisit plutôt l'influence de Matra. 1x, 32.
te ne pièce rapportée | un cadre : conçu Done)
‘un certain jour, ds temps après nu
le apôtres. entra dans une maison !. Matthieu mettent ce détail ; mais le premier supposera, au
du récit ?, que le de était dans quelque habia on. Bien que Marc ne le dise pas expressément, cette maison ne peut être que celle où 4e PURE s'est déjà
naison de Pierre à Carnalels car, en ant que la. oule s'empressa « de nouveau » vers la maison, l’évanliste se réfère à l’histoire du paralytique *. Sans doute a foule s’empresse toujours pour la même cause, afin de
ti ulier de guérison, mais les deux autres Synoptiques racontent la délivrance d'un possédé, qui fournit une occasion au mot des pharisiens sur Beelzeboul. IL semble que l’évangéliste est plus préoccupé de décrire l'encombrement du logis que de raconter les miracles 5 qui ont eu lieu en cette circonstance : arrivés chez Simon, Jésus et ses disciples ne peuvent même pas prendre de nourriture, bien qu’ils y fussent probablement venus pour cela. Qu'il y ait eu des miracles opérés,
tout au moins quelque démon chassé, la suite du récit le
laisse entendre. À ne considérer que l’ordre actuel des 2%
textes, on dirait que Mare, ayant délibérément négligé un fait qui n'avait pas en lui- -même de relief particulier, y à. substitué, en prévision d’un incident qu'il doit raconter après le dt du Sauveur, la mention d’un jugement
de, Marc, 20. xoi Épyetas eic oùxov.
Cf. xu, 46, et x, 1.
ot: be tt év ofxw (cf. n. 2) éotiv. 2. xai cuvny0noav rodof, ë xrhe Même situation et mêmes formules que m1, 20.
porté sur Jésus par s: sa propre fam le et qui, moins défavorable que celui des pharisiens de montrer sous un jour assez fâcheux les rele nouveau prédicateur avec les siens. Mais cette sion résuhte de la Has ue rédactionnelle.
Patifice qui a permis à Marc de eee la guérison de possédé qui, dans la source commune des trois Synop- Ve tiques, servait d'introduction à la dispute. Toujours est-il que l’omission très sensible du miracle et l’arrange- + ment qui juxtapose l'opinion des parents à celle des pharisiens sont des traits qui accusent l'emploi de sources écrites pour la composition de l'Évangile.
Ce qui est dit de la famille ne se rattache pas sans quelque embarras au contexte; mais c'est une maladresse de la rédaction, Diocne peut-être de ce que le préambule, bien que conçu en vue de l’anecdote, n appartient pas au fond traditionnel du récit. On dirait que les parents ont appris que Jésus était bloqué dans la maison de Pierre et que cette circonstance provoque leur … démarche. Telle n'est pas réellement l’idée de lévangéliste. Ce n’est pas parce que le Sauveur n’a pas, à un moment donné, la liberté de manger, qu’on le dit hors de sens. La famille a connu le bruit je soulèvent la prédica- . tion et les miracles de Jésus; n’y comprenant rien, elles& songe aussitôt à le ramener de force au logis paternel 1 Quand elle arrive, elle se heurte à la circonstance
1. V. 21. xoi äxoüsavrec oi mao” aüroù éETADov | XOQTOUL ŒUTOY. On ne . peut songer aux disciples, qui sont bloqués avec Jésus lui-même, ni à d’autres adhérents que Jésus aurait eus à Capharnaüm.et qui auraient voulu le protéger (Scraxz, Markus, 159), vu que le texte ne comporte
pas ce sens ni en ce qui fesarde les personnes, ni en ce qui regarde leurs intentions. |
É Aout. : Les personnes an il À ent être que celles qui, après le discours du L et là on les désigne un: suce sa mère et ses frères.
. que Marc dit maintenant à leur sujet prépare leur intervention ultérieure ; et si les deux groupes étaient | distincts, on ne voit pas ce que signifierait la mention du premier, dont la démarche n'aurait plus de conclusion. Il ne semble pas que la famille demeure dans l'endroit où se trouve Jésus. On risquerait d'autant plus de s’égarer en la supposant à Cana ?, sur la foi du quatrième Évangile #, que Marc, un peu plus loin “, fera clairement entendre qu'elle n’a pas cessé d’être domiciliée à Nazareth. Elle a été tout étonnée d'apprendre que Jésus s'était mis à prêcher, et, ne jugeant du fait que par la rumeur publique, elle en a conclu que l’absent, on pourrait presque dire le fugitif, dont elle n'avait probablement pas eu de nouvelles depuis qu'il était allé recevoir le baptème de Jean, était « hors delui». A la rigueur, on pourrait traduire : « Et les siens sor- tirent pour le prendre, parce qu'on f disait : Il est hors de ‘sens. » Mais cette interprétation est peu naturelle. el pins évident que l’évangéliste a voulu montrer ce qu'on pensait de Jésus dans sa propre famille et ce ; pour quoi on était venu le chercher. Ce que l'Évangile johannique 7 dit des frères de Jésus qui ne croyaient pas en lui doit être une atténuation de la donnée de
. Hypothèse proposée par Hozrzmanx (Synoptiker*, 196). 2 CT JEAN; ir, 1, 12.
. vi, 1-4.
; Sos yèo Ôrr ébéorn.
. B. Wniss, E. (Evangelien, 186).
HE TTEE
dan Le’ jugement ne Sent à ie de celui des pharisiens ui s a sonnes quelconques ; et la démarche des de signification que si le propos qui est cen motivée vient d'eux ou exprime un sentiment qu'ils tagent. Ils ne disent pas que Jésus ait perdu la raison, mot dont se sert l’évangéliste n'ayant pas cette accept précise dans l'usage 5 Nouveau Testament et. sem: ployant pour derbi tout transport d’ étonnement, re a miration, de stupeur, d'enthousiasme: mais ils le croient dans un état d’exaltation mystique qui lui fait perdre 1 sens réel de la vie et de sa propre condition !. Leur pro jet n’est pas de le soustraire provisoirement aux inconvé-. nients de sa popularité, mais de l’arrêter et de le tenir. | sous bonne garde chez eux. Si Matthieu et Luc ? ne disent rien de érbiables ce n’est pas sans doute qu'ils n aient | pas trouvé ce passage dans Marc; c’est qu'ils en auront été plus ou moins choqués et qu'ils auront jugé opportun de l’omettre. Ils l’auront laissé tomber d’autant plus facilement qu’ils négligeaient aussi la dispute avec les pharisiens, se proposant de la raconter plus loin d’après une source plus complète.
Une opinion plus défavorable encore à Jésus que celle de ses parents était celle des scribes venus de Jérusalem, Matthieu nomme, au lieu des scribes, les pharisiens en général ; Luc emploie un terme vague : « quelques-uns D mais il peut avoir en vue les one Marc a parlé. précédemment de la foule attirée par la réputation de. Jésus et où se trouvaient des gens de Jérusalem. Rien d'étonnant à ce qu’il se soit rencontré autour du Sauveur quelques scribes de la capitale, ‘amenés par un sen-
AD CAN PR NE DAME à at à
: Luc a ce trait anticipé en quelque façon dans son récit de Jésus à douze ans.
BRELZEBOUL
: de curiosité donnee. ou Den venus avec mision d observer le mouvement qui se dessinait en Galilée “EE dont l'autorité religieuse pouvait dès lors se préoccuper. Témoins des guérisons que Jésus opérait sur les démoniaques, plutôt que de croire à une manifestation de la puissance divine dans les œuvres du thaumaturge galiléen, ils déclaraient que Jésus « avait Beelzeboul ! », qu il était possédé parle prince des démons et qu'il a. sait ainsi les esprits subalternes par la phsense de celui qui le dominait lui-même. Une telle idée n'aurait pas pris tant de consistance dans leur esprit et ne se serait pas affirmée avec tant d'assurance dans leurs discours si la doctrine et la conduite du Sauveur avaient été plus conformes à leur enseignement et à leurs pratiques. Mais trop étroits d'esprit et d'âme pour comprendre Jésus, trop étroits de cœur pour lui pardonner de n'être pas | avec eux, répugnant à admettre qu'il püt être envoyé | de Dieu, ils n'avaient, dans le répertoire de leur théologie, pour expliquer son ascendant et ses miracles. qu'une hypothèse, l'intervention diabolique, Satan chassant lui-même les mauvais esprits ses subordonnés. Si misérable qu’elle nous paraisse, la conjecture pouvait les satisfaire eux-mêmes, et surtout elle avait chance de . prendre sur la masse ignorante et crédule.
: Matthieu et Luc rapportent ce propos à l’occasion d’une guérison particulière, et Matthieu .a même deux récits eu qui aboutissent à une conclusion identique. Celui qu’on trouve d’abord, pour terminer la série des miracles qui suivent le discours sur la montagne, contient la guérison qui, dans Luc, introduit la réponse aux pharisiens ; et le second, qui amène cette réponse, présente une si grande analogie avec le premier que l’on peut vraisemblable-
1. Marc, 22. #eyov ôrr Bec) CeBobX Eye xat ôre Ev T@ doyovre Toy dou | uLov es Td datuovux.
ment soupçconner le rédacteur d’avoir reproduit deux versions du même fait ou dédoublé un récit primitive ment unique !, la première relation étant destinée, 6 ne représenter, dans les dix miracles racontés après le discours sur la montagne, les guérisons de possédés, et la seconde étant une reprise du même thème en guise d’introduction à la dispute avec les pharisiens. Il paraît cer-
4 tain que la source commune de Matthieu et de Luc ne
“ contenait qu’un seul récit, celui que Matthieu a rapporté
A d’abord, qui est aussi dans Luc, et que suivait la réponse
aux pharisiens. Supposé que le démoniaque du second
récit ne soit pas identique à celui du premier, le rédac-
teur aura pris dans la tradition un autre fait qu'il
aura mis dans le cadre fourni par la source. Le
premier récit venant après l’histoire de deux aveugles,
l’'évangéliste dit que le sourd-muet fut présenté à Jésus
quand les deux aveugles furent partis : artifice de rédac-
tion que l’on aurait tort de transformer en donnée histo-
rique. La scène paraît localisée à Capharnaüm. Aucune
indication de lieu ne se trouve dans le second récit ; c’est
le mot « alors » qui sert de transition, rattachant cette
guérison à une quantité d’autres, signalées en général et
qui se sont accomplies dans un endroit non déterminé.
Le démoniaque du premier récit est sourd-muet ; celui
du second est muet et aveugle; mais le détail de la cécité
vient pour différencier les deux anecdotes. En décrivant |
la guérison, Matthieu dit que « le muet parla et vit »; 5
il s'exprime ainsi parce que la source ne connaissait que
le muet et non l’aveugle ?. Les réflexions qu'il met dans