‹ Morphologie de Tridacna elongata et de HippopusChapitre 14 sur 39 · ARCHI. DE ZOOL, EXP. ET GEN. = 3 S£ME. — 1. X · texte numérisé non relu

ARCHI. DE ZOOL, EXP. ET GEN. = 3 S£ME. — 1. X

sait combien varient le développement et la place qu'occupent les glandes génitales. Aussi, suivant les saisons pendant lesquelles on observe les Tridacnes, trouve-t-on des différences très grandes dans le volume, l'étendue et même la position des organes.

M. Vaizcaxr a écrit ceci: « Sur les nombreux individus (plus de quarante) que j'ai pu disséquer, je n’ai jamais rencontré de mâles (p. 165). » — GRoBBEx, au contraire, est affirmatif, quant à l’hermaphrodisme : « Mes observations, dit-il, montrent que Tridacna elongata et laevis sont hermaphrodites. On peut facilement se rendre compte, par les coupes et la dissociation, que les œufs et le sperme naissent dans la même glande, dont les cellules donnent généralement soit des œufs, soit du sperme, quelquefois les deux à la fois. » (Loc. cit.)

N'ayant trouvé qu'un sexe, M. VaizLaxr s’est demandé si une indication, que j'avais donnée quelque temps avant l’époque où il publiait son travail, ne se réalisait pas sur les Tridacnes. Favais soutenu et Je crois encore, que chez des individus hermaphrodites la nature du sexe peut être masquée par le plus grand développement tantôt de l’une, tantôt de l’autre production génitale, ce qui peut faire prendre les individus de la même espèce, suivant l’état de la glande, tantôt comme étant mâles, tantôt comme étant femelles, par conséquent, comme des individus à sexes séparés.

M. GRoBBex revient, mais un peu dubitativement à mon opinion que M. Varzcanr n'avait fait qu'indiquer.

Il dit, en effet, à peu près ceci : « Chez quelques individus j'ai vu que les produits mâles étaient plus abondants que les produits femelles, chez d’autres, j'ai constaté la disposition contraire; de cela on peut conclure que la maturité sexuelle à lieu à différentes époques pour les produits mâles et femelles. Il est probable que chez quelques individus, soit le sperme, soit les œufs, sont produits plus abondamment pendant toute la vie ».

C’est à peu près exactement ce que j'ai noté, il y a bien longtemps,

à propos des Huitres ; cependant, M. GRroBgex ajoute, ce à quoi je

MORPHOLOGIE DE TRIDACNA ELONGATA. 165 n'avais pas songé, que « il serait intéressant de voir si les individus jeunes ne sont pas plutôt mâles et les plus âgés plutôt femelles. »

M. VaizLanr dit, également, que les deux orifices de la reproduction et du rein sont à côté l’un de l’autre. Je crois que les deux glandes n'ont qu’un orifice commun, très nettement distinct, en raison de ses deux lèvres qui l’élèvent au-dessus des tissus environnants.

Les orifices multiples, qu'indique M. Varzuanr, autour de l'ouverture de la glande séminale, pourraient bien n’être que des déchirures, les liquides sécrétés ne pouvant, dit l’auteur, sortir par eux quand on exerce une pression sur la glande.

C. — (landes péricardiques ou de Grobben. — Le savant professeur de Vienne a particulièrement étudié ces glandes qu’on appelait quelquefois jadis, Glandes des crochets et auxquelles on a donné son nom. Ne voulant pas sortir du cadre que je me suis tracé, je ne parlerai pas en détail de ces glandes qui ont été bien étudiées par lui; il n’y a rien chez elles qui puisse servir à la détermination de la constitution morphologique de lAcéphale. Elles sont tellement unies au péricarde que s'occuper de celui-ci, c’est s'occuper d’elles quant au rôle morphologique.

Le lecteur trouvera, d’ailleurs, toutes sortes de détails intéressants sur ces glandes dans le travail publié, en 1898, par M. GROBBEN

lui-même.

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