PRINCIPAUX VISCÈRES
La description des glandes diverses n’est pas le but de ce travail, dans lequel, je me suis proposé seulement, de montrer que les Tridacnides sont des Acéphales un peu modifiés par le développement et Paccroissement de quelques parties de l’organisme, ‘mais faciles à rapporter au type normal, sans faire intervenir la torsion. Je ne donnerai donc que les détails strictement nécessaires,
A:=- Hein — (fig. 10, pl. HPet fig. 16, pl IV) Je l'ai souvent
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désigné par le nom de corps de Bojanus ; il est énorme, non seulement parce que l'animal a une grande taille, mais encore parce qu'il prend, dans l'espèce ou le genre, des proportions considérables relativement à la grandeur respective des parties.
Il est certainement formé de deux moitiés symétriquement semblables, assises par leur base ou face inférieure, sur le muscle adducteur des valves. (Æeins, fig. 23, PI. VD).
En se moulant sur la face supérieure du muscle adducteur des valves, les deux glandes se rapprochent, se touchent, mais ne laissent pas paraître de ligne de démarcation: elles débordent un peu en avant, un peu en arrière et s'élèvent de chaque côté, en laissant entre elles un espace vide qu'occupe le cœur. En avant de la cavité péricardique qui est dorsale, les reins remontent plus haut que le fond du péricarde et sont recouverts d’une couche mince de tissus qui les sépare, on l’a déja vu, de la cavité post-branchiale.
Deux faits importants sont à constater quand il s’agit du rein.
49 La communication avec le péricarde ;
20 L'ouverture à l'extérieur.
— 19 Communication avec le péricarde. — M, VaLanr déclare n'avoir pu la trouver; M. GroBsex dit lavoir vue.
En fait, J'ai démontré la présence, chez tous les Acéphales, sur lesquels je l'ai cherché, de l’orifice qui fait communiquer la cavité péricardique avec l’intérieur du sac de Bojanus.
Morphologiquement, cette communication ne peut manquer d'exister. Les relations et la nature que l’on attribue aujourd’hui au péricarde, ne permettent pas de croire que l'orifice interne de communication du sac rénal avec le péricarde n'existe pas.
Ici seulement la position de cet orifice est fort différente de celle qu'il occupe dans le plus grand nombre de cas. Disons simplement, nous réservant d'y revenir, qu'il est caché sous les oreillettes du cœur, dans un milieu plein d’anfractuosités.
Le voisinage des oreillettes montre que les orifices sont latéraux :
nous fixbrons exactémeut cette position à propos de-l'Hippope.
— 20 Orifice extérieur. — I est très facile à trouver (Or. R. G., fig. 18, PI. V), il est dans le voisinage et en dehors de la crête branchifère s’élevant du fond de l’angle dièdre, dont il a été longuement question à propos des branchies. Il est, à peu de chose près, à la mi-largeur de la crête partant les branchies.
Comme il arrive chez les Acéphales normaux, l'orifice est en dehors du connectif branchio-céphalique, tout près de lui, dans le point où il plonge dans la masse viscérale. Fréquemment, dans ce groupe fort homogène, malgré les quelques anomalies toutes faciles à interpréter, on voit le canal vecteur des produits des organes de la génération s'aboucher avec le conduit urinaire avant de s’ouvrir au dehors, le même orifice sert alors aux deux organes. C’est le cas des 7ridacnidées dont l’orifice, placé dans le point qui vient d’être indiqué, est allongé de haut en bas et présente deux lèvres saillantes, au-dessus des tissus qui l’entourent.
On voit qu’à ces deux points de vue, les Tridacnes ne diffèrent que peu ou pas des autres Acéphales.
Les deux sacs rénaux sont contigus et leur séparation ne se traduit pas au dehors. M. Vaizzanr a constaté qu’ils communiquaient largement l’un avec l’autre.
Chez quelques grands Acéphales, les reins sont remplis de concrétion perliformes de grandeurs très variables; dans le rein de la Pinna nobilis, on trouve fréquemment des perles de grosseur et de forme variables, d’un brun foncé, plus ou moins couleur de terre de Sienne ou de terre d'ombre; ici, les granulations sorties des cellules composant le paranchyme de la glande sont faciles à recueillir. Quand on coupe le corps d’une Tridacne, l'eau reste troublée par la présence des concrétions perliformes qui tombent toutes aux fonds des vases et y forment des sédiments qui ressemblent à du sable. Je n’ai pas, cependant, trouvé de grosses granulations de perles comme j'en ai vu chez le Jambonneau.
B. — Glandes génitales. — Pour peu que l’on ait disséqué des Acéphales au moment de jeur activité et de leur repos génital, on