IV
JUELQUES OBSERVATIONS SUR LA 7ridacna maculata, DE Quoyx Er GAYMARD, ET SUR LES MATÉRIAUX EMPLOYÉS DANS CE TRAVAIL
Une observalion me semble encore nécessaire ; elle est relative à* à l’une des figures données dans le magnifique atlas du Voyage de l’'As/rolabe, de Dumont-Durville, par Quox et Gaxmanp (pl. 80, fig. 6). CIS
‘Introduction à l'étude des Mollusques, 1894, page 169. — « Famille Tripacxinæ Pied court, byssifère, orifices palléaux écartés, un seul adducteur (postérieur). 1,74
Tridacna, Bruigneri (fig. 113). — T. Squamosa, Lamarck. Océan Indien. » r} ;
On voit mème, dans cette citation, que le mot postérieur appliqué au muscle adducteur que j'appelle inférieur, indique peu de fixité dans la situation.
La figure, à laquelle je fais allusion, représente la vue des branchies et de la bouche. Le pied a été coupé, et la trace de la section forme un ovale au milieu de la figure qui est certainement l’une des meilleures qui aient été publiées. Elle est, en effet, d’une exactitude parfaite et très instructive.
Elle montre les brachies en place et la bouche avec ses lèvres fort allongées et ses palpes reportés sur les côtés, sous la ligne médiane.
Quand plus loin, on lira l’histoire de l’Hippopus, on verra que ces caractères appartiennent à ce genre. Je ne puis que signaler le fait en ce moment. Je note seulement que les proportions transversales du corps de cet animal, comparées aux proportions longitudinales, suffisent à elles seules à établir la distinction du genre.
Quoy et GaymarD figurent l'espèce sous le nom de 7ridacna maculata, tout en faisant remarquer que cette espèce correspond à l’Hippopus maculatus de de Lamarck.
On sait que la différence des deux genres est basée sur l’absence du byssus. Or les naturalistes voyageurs de l’Astrolabe ne manquent pas de remarquer que « le byssus de cette espèce ne doit exister que dans le jeune âge et que la lunule dans l'adulte doit être fermée. » Ce sont là justement les caractères de l'Hippopus !.
— Après ces observations préliminaires, il ne reste plus qu’à faire l'histoire topographique et morphologique de la 7ridacna elongata et de l’Æippopus, l’un de la mer Rouge, l’autre des eaux de lAustralie, en faisant remarquer toutefois que le présent travail à été fait sur des animaux conservés dans l'alcool. Il ne peut donc y être question des sujets qui ne doivent être traités que sur des animaux frais.
Pour les dessins, il faut aussi remarquer qu'ayant été exécutés d’après des animaux conservés et quelquefois très contractés, il a été nécessaire de ne point reproduire servilement les objets qu’on avait sous les yeux, mais, après l'examen des différents individus, de redresser quelques parties déformées par les contractions. C’est
mo de l’Asfrolabe, par Quoy et Gaymann. (Vol. 5, p. 491, pl. 80, fig. 4, 5 et G).