CARACTERES ANATOMO-PHYSIOLOGIQUES
Les naturalistes répartissent les serpents venimeux en deux grandes familles : les colubridae et les vipèdidae, différenciées entre elles par certains caractères anatomiques, et surtout par la dentition.
Les Colubridae venimeux ressemblent aux inoffensives couleuvres, ce qui les rend d’autant plus dangereux. .
On les divise en deux groupes : les Opisthogliphes et les Protérogliphes.
Les opisthogliphes ont les mâchoires supérieures garnies, en avant, de dents lissses ou sans sillons, mais celles-ci portent, en arrière, un ou plusieurs rangs de dents longues, cannelées.
Ce groupe ccomprend trois sous-familles : 1° Les Homalopsinae, qui ont des narines à valvules placées au-dessus du museau. |
2° Les Dipsadomorphinae, dont les narines sont latérales, la dentition très développée.
3° Les Elachistodontinae, qui n’ont que des dents rudimentaires seulement à la partie postérieure du maxillaire, sur le palatin et le ptérygoide.
Les homalopsinae sont aquatiques.
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Aucun de ces serpents n’est susceptible d’occasionner d'accidents chez l’homme à cause de la disposition défectueuse de leur appareil venimeux.
Le groupe des colubridae Protérogliphes sont beaucoup plus intéressants, car tous sont armés de crochets vigoureux en avant des maxillaires supérieurs. Ces crochets sont cannelés en forme de rainure profonde, communicant à leur base avec le canal vecteur des glandes à venin. Ce groupe comprend deux sous-familles :
1° Les hydrophiinae (serpents de mer) pourvus d’une queue aplatie en forme de rame. Leur corps est comprimé latéralement. Les yeux généralement très petits avec une pupille ronde. Ecailles du nez avec deux entailles au bord labial supérieur.
2° Les Elapinae ou Micrurus, serpents terrestres, à queue cylindrique, couverts d’écailles lisses ou carénées et souvent ornés de couleurs éclatantes.
La famille des Vipéridae est caractérisée par une
tête triangulaire, élargie à sa partie postérieure, le
corps généralement trapu, terminé par une queue courte. Les os de la face sont mobiles, les maxillaires supérieurs très raccourcis supportent une paire de volumineux crochets à venin, un de chaque côté, et ceux-ci sont toujours accompagnés de plusieurs dents de remplacement repliées dans la gencive et qui viennent successivement prendre la place de la dent principale lorsque celle-ci se brise ou tombe à l’époque de la mue. Les dents venimeuses ne sont pas sillonnées comme chez les colubridae protérogyphes, elles